du local au global

Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 23:17
- Par pierre laporte

"Groupe communiste, citoyen, Front de gauche

pour une transformation sociale et écologique".

 

Bobigny, le 20 décembre 2011

 

Salah Hamouri enfin libre !

 

Salah Hamouri a été libéré dimanche dernier. L'injustice de ces années d’emprisonnement sans preuves ne sera pas effacée mais Salah est libre, enfin libre!

Lors de la séance du conseil général du 1er décembre, notre groupe a proposé et fait adopter un vœu pour sa libération. Outre nos précédentes déclarations de soutien, il s’agissait ainsi de formaliser une étape de plus dans le combat pour sa libération  puisque sa sortie de prison était reportée par des artifices administratifs du gouvernement Israélien. La droite a refusé de prendre part au vote sous le prétexte que cette affaire ne concernait pas le Conseil général. Le groupe socialiste s’est trouvé divisé sur cette question, certains s’abstenant en nous reprochant de ne pas avoir fait de vœu pour le soldat Gilad Shalit.

 

Nous leur avons rappelé que nous étions bien entendu pour la libération de ces deux jeunes, mais que l'on ne pouvait pas comparer la très importante campagne qui a accompagné la demande de libération de Gilad Shalit et le silence assourdissant concernant Salah. Comme le souligne Stéphane Hessel, ce n'est pas être antisémite que de critiquer les exactions du gouvernement Israélien…

 

Nous avons bien fait de persévérer. L’ensemble des personnes qui se sont mobilisées depuis des mois pour la libération de Salah a bien fait de lutter jusqu’au bout.

 

Nous nous réjouissons de savoir qu’aujourd’hui, ce jeune franco-israëlien et ce jeune franco-palestinien sont de nouveau avec leurs familles. Notre groupe serait heureux de pouvoir les accueillir, chacun selon leurs convenances, dans les semaines qui viennent afin de leur exprimer de vive-voix notre soulagement et notre joie.

 

Nous devons toutefois nous rappeler que le combat n’est pas terminé. Les récentes calomnies de certains médias israéliens à l’égard de Salah (pourtant formellement démenties par Salah et les journalistes présents) nous montrent que la haine est loin d’être éradiquée. Nous nous joignons à son comité de soutien pour demander aux autorités françaises de prendre les mesures nécessaires pour que la vérité soit publiquement rétablie et l’intégrité de Salah préservée.

 

Nous devons rester vigilants et déterminés dans cette lutte contre la haine et la division des peuples.

 

 

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

 

 

Conseil Général de la Seine Saint Denis.

Hôtel du Département – 93006 – Bobigny Cedex.

Courriel: groupe-communiste-cg93@wanadoo.fr Blog: http://elusfrontdegauchecg93.fr

Tél : 01.43.93.93.68 – Fax : 01.43.9

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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 15:44
- Par pierre laporte
De nouvelles informations au sujet de l'Université d'été de la FASE Imprimer
Université d'été 2011 : Tremblay-en-France (93) - Université d'été 2011
Mercredi, 24 Août 2011 13:09
Le programme se précise de jours en jours et est disponible en cliquant sur ce lien. Mercredi 31 août
  • Michel Warschawski sera présent pour débattre de la mobilisation pour la Palestine et de la revendication pour un État palestinien dans les frontières d’avant 1967…
  • En soirée : Meeting organisé par la FASE 93

Avec : Jean-Luc Mélenchon, François Asensi (Député FASE de la circonscription) et Clémentine Autain.


Pour mémoire :
Lundi 29 août, à partir de 16 heures,
débat sur la situation en Europe marquée par l'approfondissement de la crise financière, par ses conséquences économiques, sociales et politiques et aussi par les mobilisations en Grèce, celle des indigné(e)s à Athènes, Madrid et dans de nombreuses villes, par les affrontements de rue en Grande Bretagne etc...

Ont répondu positivement à notre invitation, dans le cadre d'une « table ronde » :
- Maïté Mola, co-présidente du Parti de la Gauche Européenne.
- Fred Leplat, porte-parole de la Coalition of Resistance (Grande-Bretagne).
- Martin Hantke, dirigeant à Bruxelles du bureau européen du groupe parlementaire de Die Linke.
- Gabor Balazs, historien hongrois.
- Carmen Hilario, attachée parlementaire du Bloc de gauche portugais au Parlement européen (Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale)

Les intervenant(e)s feront l'analyse de la situation dans leur pays et des réponses politiques de leurs organisations aux crises actuelles.

Temps d'échange avec la salle et présentation de la proposition de nos élu(e)s concernant la "règle d'or'.

Élisabeth Gauthier, en fin de séance, présentera le réseau Transform, ses publications, ainsi que le calendrier des prochaines mobilisations européennes.…

 

Il est encore temps :

Inscrivez-vous à l'Université d'été de la FASE !

Les 29, 30 et 31 août 2011 à Tremblay-en-France (93)

Un thème : Révolution démocratique - Rassemblement anticapitaliste.
Quelles campagnes politiques ?

Pro

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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 23:48
- Par pierre laporte

Déclaration

 

Vendredi 17 juin 2011

 

Maires de villes populaires de Seine-Saint-Denis, nous refusons catégoriquement le recours à l’armée dans les quartiers touchés par le trafic de drogue, tel qu’envisagé par plusieurs élus locaux et responsables nationaux.

Dans un Etat démocratique, le rôle de l’armée est clair : protéger le territoire national de forces étrangères. L’idée de recourir à l’armée dans les banlieues revient à désigner leurs habitants comme des ennemis de l’intérieur. Les quartiers populaires dans lesquels vivent la jeunesse de France ne sont pas des territoires étrangers à la République. Ils en sont le cœur et l’avenir, comme d’autres territoires.

L’idée de recourir à l’armée en banlieue jette de l’huile sur le feu et stigmatise une nouvelle fois les villes de banlieues. La gravité de la situation exige que les responsables politiques et administratifs, les policiers, les magistrats, se rassemblent pour trouver des réponses de fond au problème complexe du trafic de stupéfiants, en dehors de toute surenchère médiatique.

Réclamer l’armée n’est pas une proposition sérieuse, mais un terrible renoncement. Le renoncement d’un Etat de droit et de sa police républicaine à exercer ses missions régaliennes : garantir la sécurité de tous les citoyens, quels que soient leur lieu d’habitation, leur origine, leur statut social. En tant qu’élus, nous ne pouvons cautionner cette forme d’abdication de la République.

Les Français ne sont d’ailleurs pas dupes : dans un récent sondage, 81% sont "d'accord" pour dire que "ce n'est pas à l'armée mais aux forces de police d'assurer la sécurité publique".

Indéniablement, le trafic de stupéfiants a pris un essor considérable. Sa violence déstabilise la cohésion sociale et gâche la vie de nombreux habitants qui réclament à juste titre une action déterminée de l’Etat. Nous partageons la conviction qu’aucun renoncement n’est possible face à des réseaux mafieux qui défient notre démocratie et pratiquent le plus sauvage des libéralismes.

Dans cette lutte de tous les instants, la police de la République a les compétences pour mettre hors d’état de nuire les trafiquants de drogue, pour peu qu’on lui en donne les moyens. Il faut pour cela mettre un terme à la politique de réduction des effectifs de fonctionnaires de police, et combattre l’inégale répartition des forces de police en Ile-de-France.

La principale guerre à mener est celle contre les inégalités de territoires. Dans des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation, la sécurité, l’Etat n’accorde pas à la Seine-Saint-Denis des moyens équivalents à ceux d’autres départements. Beaucoup de personnes incriminées dans des actes de violence et recrutées comme trafiquants sont mineures. Il y a urgence à décupler les moyens éducatifs et préventifs dans notre département, seuls à même de combattre ce fléau.

L’exigence de justice sociale doit être replacée au cœur du débat sur les banlieues. Il est illusoire d’espérer une amélioration substantielle de la vie dans les quartiers tant qu’en Seine-Saint-Denis, le chômage restera largement au-dessus de la moyenne régionale et que la précarité sociale progressera.

La Seine-Saint-Denis n’a ni besoin de militaires, ni de nouvelles stigmatisations dans les médias. Elle a besoin de la police républicaine pour démanteler les trafics et de la justice sociale pour vaincre les discriminations territoriales.

Cette situation est aussi révélatrice de la nécessité de transformer profondément cette société.

Signataires :

François ASENSI (Député-maire de Tremblay, Président de l’agglomération Sevran-Tremblay-Villepinte)

Michel BEAUMALE (Maire de Stains)

Patrick BRAOUEZEC (Président de l'agglomération Plaine Commune)

Marc EVERBECQ (Maire de Bagnolet)

Carinne JUSTE (Maire de Villetaneuse)

Didier MIGNOT (Maire du Blanc-Mesnil)

Didier PAILLARD (Maire de Saint-Denis)

Catherine PEYGE (Maire de Bobigny)

Gilles POUX (Maire de La Courneuve)

Nelly ROLAND IRIBERRY (Maire de Villepinte)

Jacqueline ROUILLON (Maire de Saint-Ouen, conseillère générale de Seine-Saint-Denis)

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