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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Nous avons pris la Bastille ce dimanche, mercredi 12heures rendez- vous avec JL Mélenchon devant la préfecture de Bobigny

Publié le 18 Mars 2012 par pierre laporte in Créer une nouvelle force politique à gauche


Vague rouge à Paris derrière Mélenchon qui veut refonder la République

La progression de M. Mélenchon dans les sondages commence à inquiéter l'état-major socialiste où l'on craint qu'elle ne se fasse au détriment de François Hollande, donné maintenant au coude-à-coude avec Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote au premier tour.
La progression de M. Mélenchon dans les sondages commence à inquiéter l'état-major socialiste où l'on craint qu'elle ne se fasse au détriment de François Hollande, donné maintenant au coude-à-coude avec Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote au premier tour. ( © AFP Kenzo Tribouillard)



PARIS (AFP) - Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche à Paris derrière le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, révélation de la campagne électorale avec 11% d'intentions de vote et qui veut faire de la présidentielle une "insurrection civique".

Au terme d'une "marche citoyenne", le candidat du Front de gauche a clamé sur la place de la Bastille, symbole de la Révolution française, vouloir convoquer une Assemblée constituante pour une "VIe République sociale, laïque et écologique" et mettre "fin aux privilèges du capital".

 

"Nous sommes le drapeau rouge, nous allons faire de cette élection une insurrection civique", a-t-il lancé, lyrique, en adressant un "salut fraternel et de solidarité au peuple grec qui pâtit" de la crise, dans un discours conclu aux chants de l'Internationale et de la Marseillaise.

 

Selon les organisateurs, ils étaient jusque 100.000 à défiler dimanche avec des ballons rouges et des banderoles "Place au peuple", "Révolution citoyenne" ou "Europe sociale" et aux cris de "résistance, résistance".

Ses attaques virulentes contre le néolibéralisme économique, les élites, les riches ("au-delà de 360.000 euros de revenu annuel, je prends tout") et les politiques d'austérité en Europe ont propulsé cet ancien socialiste qui a fait alliance avec le Parti communiste, à un niveau inattendu dans les sondages, notamment chez les fonctionnaires, les employés et à un degré moindre les ouvriers.

 

"Jean-Luc Mélenchon porte les espoirs de tout le peuple de gauche", juge Pascal Petitpierre, délégué syndical CGT chez Unilever France, dont les ouvriers luttent pour la survie de leur entreprise.

Préparateur en pharmacie et ancien communiste venu avec son fils à la manifestation, Laurent Saulnier a "envie que les idées de gauche pèsent sur la campagne".

Christiane Gayerie, enseignante de 62 ans, qui avait voté socialiste en 2007, n'est "pas d'accord pour que l'on paie la dette, que l'on soit inféodées aux banques".

Sa fille Louise explique qu'elle ne pourra pas voter pour le socialiste François Hollande au premier tour.

"Pas possible de voter pour quelqu'un qui va à la City dire qu'il n'est pas dangereux. Nous, on est dangereux, et les grandes fortunes on va aller les chercher". La mère et la fille donneront cependant leurs voix au candidat socialiste au second tour.

 

Jean-Luc Mélenchon, un ancien sénateur qui a rompu avec les socialistes en 2008, a réussi pendant la campagne à faire une OPA sur la gauche du PS, communistes, altermondialistes ou ex-socialistes, celle du non à la Constitution européenne au référendum de 2005. Il a éclipsé les deux candidats d'extrême gauche, qui n'atteignent pas 1% dans les sondages.

Dans ses meetings de campagne, cet excellent orateur aux formules assassines enflamme son auditoire en répartissant ses coups entre Nicolas Sarkozy et la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, traitée de "semi-démente".

Ses discours véhéments tranchent avec le ton mesuré du candidat socialiste François Hollande, qu'il accuse de manquer de détermination.

Son désistement au second tour en faveur de ce dernier ne fait cependant quasiment aucun doute, même s'il répète qu'il ne participera pas à un gouvernement "Hollandréou", en référence à la politique d'austérité menée en Grèce par l'ancien Premier ministre socialiste George Papandreou.

La progression de M. Mélenchon dans les sondages commence à inquiéter l'état-major socialiste où l'on craint qu'elle ne se fasse au détriment de François Hollande, donné maintenant au coude-à-coude avec Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote au premier tour.

M. Hollande, qui tient à être en tête au premier tour pour conserver une dynamique pour le second, a commencé ces derniers jours à lancer des appels "au vote utile" dès le premier tour.

© 2012 AFP

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