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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Mélenchon et Dolez

Publié le 8 Novembre 2008 par pierre laporte in Créer une nouvelle force politique à gauche

Mélenchon et Dolez quittent le PS pour créer un parti "bien ancré à gauche"

Vendredi 7 novembre, 19h16

AFPThomas MORFIN

Figures de la gauche du PS, les parlementaires Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont claqué vendredi la porte du parti pour créer une nouvelle force "sans concession face à la droite", réprouvant une mainmise sociale-démocrate après la victoire de la motion de Ségolène Royal.

Après respectivement 31 et 36 ans passés au PS, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon et le député du Nord Marc Dolez ont fait le grand saut.

"Nous quittons le Parti socialiste", ont-ils fait savoir dans un communiqué vendredi matin, quelques heures à peine après l'annonce des résultats du vote des militants PS de la veille.

Pour les deux hommes, qui soutenaient la motion de Benoît Hamon, "le score respectable de la gauche du parti", autour de 19%, ne pèse pas lourd alors que les différentes motions de la gauche du PS totalisaient aux précédents congrès environ "40%".

Avec Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry, ont-ils noté lors d'une conférence de presse, les trois motions "issues de la majorité sortante" arrivent en tête avec "80% des suffrages". "L'orientation qui prédominait" est "amplifiée" et la motion de l'ex-candidate à l'Elysée, avec sa proposition d'"alliance au centre", en est un "concentré".

Au moment de "la pire crise du capitalisme" et après les "échecs" de la social-démocratie européenne, le bouillonnant sénateur et l'ex-patron de la fédération socialiste du Nord récusent les "arrangements" au congrès de Reims, "immense complot à ciel ouvert" qui doit accoucher d'une nouvelle majorité.

Pour eux, il faut un nouveau parti "bien ancré à gauche", "républicain et socialiste, sans concession face à la droite".

Avec qui? Les forces anti-traité de Lisbonne qui veulent former "un front de gauche" aux européennes de 2009, et d'abord le PCF et le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot.

Confiant, M. Mélenchon compte "sur le +parti sans murs+" de la campagne pour le non au référendum européen de 2005. M. Mélenchon s'était alors affranchi de la discipline de parti et avait battu les estrades avec d'autres hérauts du "non de gauche", comme la communiste Marie-George Buffet.

Les deux hommes rappellent la création en Allemagne de "Die Linke" par l'ancien ministre social-démocrate Oskar Lafontaine et des ex-communistes, parti qui a remporté des succès électoraux notables.

Dans l'immédiat, un site internet (www.casuffitcommeca.fr/) doit être lancé, en attendant d'en dire plus sur cette "force" le 12 novembre.

Le porte-parole des députés PCF Roland Muzeau a exprimé son "vif intérêt", tout comme son collègue communiste Patrick Braouezec ou Christian Piquet, chef de file d'un courant minoritaire de la LCR.

Mais d'anciens alliés de la motion Hamon l'ont critiquée, comme Gérard Filoche. Benoît Hamon "regrette" quant à lui le départ "bizarre" de Jean-Luc Mélenchon, son entourage assurant que "l'essentiel des troupes" du sénateur reste avec la gauche du PS.

Mais les deux partants semblent sans crainte: "Advienne que pourra!"

www.casuffitcommeca.fr
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