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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Compte rendu de l'appel de Politis

Publié le 19 Octobre 2008 par pierre laporte in Créer une nouvelle force politique à gauche

Appel Politis « L'alternative à gauche, organisons-là ! »
Newsletter n° 7 - Jeudi 16 Octobre 2008.
Cette lettre d'informations est destinée à tous les signataires de l'appel lancé par
Politis « L'alternative à gauche, organisons-là ! ».
Rappel :
Pour signer en ligne : www.appel-a-gauche.org
Pour apporter des lots de signatures : signatures@appel-a-gauche.org
Pour avoir communication d'adresses électroniques afin d'organiser des
réunions locales ou départementales : contact@appel-a-gauche.org
Vous trouverez aussi des renseignements utiles concernant ces réunions sur le site
de l'association Pour Politis (http://association.pour-politis.org/Debats-autour-de-l-
Appel-de.html) à mesure qu'ils nous parviennent.
Signalez vos dates de réunions, vos adresses électroniques, et rédigez de brefs
comptes-rendus à soudais@politis.fr et à contact@appel-a-gauche.org.
Vous pouvez évidemment suivre des débats sur le site www.politis.fr et le site de
l'association des lecteurs de Politis association.pour-politis.org
La réunion nationale des signataires
de l'Appel de Politis et ses suites
Un indéniable succès de participation. A 15h, 680 personnes étaient dénombrés
dans la salle des fêtes de Gennevilliers. De l'avis de tous, le débat a été d'une
grande qualité et tourné vers nos objectifs : réflexion sur ce que peuvent être un
pacte et un cadre permanent pour « une gauche digne de ce nom ». Politis propose
une synthèse des débats et quelques portraits de participants (n°1023). Trente-huit
extraits sonores sont disponible sur www.politis.fr .
La Déclaration de principes :
Comme il avait été dit, il ne s'agissait pas d'une résolution. Malgré cela, beaucoup
d'amendements ont été déposés.
Ont été écartés, ceux qui n'étaient pas rédigés ; ceux qui renvoyaient à la
discussion de fond et ne faisaient pas consensus ; ceux qui nous ont paru
redondants avec ce qui était déjà écrit.
Ont été intégrés : ceux qui ne faisaient pas problème : référence aux forces
« citoyennes » 1er paragraphe ; la rupture avec le « tout productivisme » (dans
l'urgence est écologique) ; la référence à l'exemple grec pour une « nouvelle force de
gauche » ; et, précisément, « la nécessité d'une nouvelle force de gauche » affirmée
ici de façon plus explicite que dans l'Appel du 14 mai.
Un débat a été mal résolu : sur le droit de votes des résidents non
communautaires. Plusieurs amendements contenaient sur le sujet plus que des
nuances. Celui qui faisait référence au consensus trouvé au sein des Collectifs
unitaires (voir l'urgence est démocratique) a été retenu. En l'état, il n'est sans doute
pas satisfaisant. La philosophie qui nous a guidés tout au long de la journée : créer le
cadre unitaire permanent ; les débats non résolus feront partie des chantiers à
ouvrir ; ne confondons pas la mise en place du cadre permanent et le fruit du travail
qui doit s'y effectuer. La volonté n'est donc pas d'esquiver des sujets, mais de les
débattre dans un cadre constitué. Proposition : que chacun s'engage dans le
processus en considérant que cette « déclaration » n'est pas le dernier mot de notre
histoire.
Le bureau d'animation pourrait avoir la composition suivante :
Régions (ou départements) :
1/ Adam Etienne (Basse Normandie)
2/ Ait Mohamed Abdel Kader (Centre)
3/ Delinotte Didier (Nord)
4/ Flanck Nadja (Gard)
5/ Floury Alain (Cual Rouen)
6/ Goudard Serge (Lyon)
7/ Krysztoforski Edouard (Picardie)
8/ Labatut Jean-Louis (Pyrénées atlantiques)
9/ Lamodiere Jean-Claude (Mayenne)
10/ Lerichomme Jacques (Bouches du Rhône)
11/ Metral Isabelle (Isère)
12/ Miossec Etienne (Bretagne)
13/ Monnier Daniel (Champagne Ardennes)
14/ Morvan Christophe (75014) (Paris)
15/ Moulinier Henri (Poitou Charente)
16/ Pacco André (Bourgogne)
17/ Senechaut Louis (Bourgogne)
18/ Stoll Nadine (Haute-Garonne)
Deux désignations devraient nous être confirmées prochainement : Auvergne et
Hauts-de-Seine.
Courants politiques :
1/ Bessière Bruno (Communistes Unitaires)
2/ Billard Martine (Ecologie Solidaire)
3/ Coquerel Eric (Mars)
4/ Cours-Salies Pierre (CNCU)
5/ Dolez Marc (Forces Militantes)
6/ Mermé Henri (Alternatifs)
7/ Morel Darleux Corinne (Utopia)
8/ Piquet Christian (Unir)
Trois places devraient être pourvues par des syndicalistes et associatifs.
Méthode de travail proposée : une réunion d'installation du bureau d'animation en
novembre, et définition d'une méthode de travail. Les réunions plénières seront
limitées (une autre avant Noël), puis une, fin janvier. Le principe retenu est qu'il ne
s'agit ni d'une « direction, ni d'une instance « de représentation » (pas de
porte-parole) mais de travail et de « gestion du processus ». Au cours de la
première réunion, les thèmes (les « chantiers ») devront être listés, et les tâches
réparties. La circulation interne de l'information organisée. Questions : comment et
quand s'organise la démarche décidée au sujet des Européennes ? Préparation et
organisation d'une nouvelle initiative nationale (« assises pour le changement » ?) au
début de 2009. Etc..
Parmi les « chantiers », les sujets laissés en suspens samedi dans la Déclaration de
principes. Le but sur ces sujets : parvenir à des points de convergence satisfaisants.
La méthode : repartir du riche acquis des démarches unitaires depuis la campagne
du référendum de 2005 et des apports des différentes composantes.
Déclaration de principes
Gennevilliers, 11 octobre 2008
La réunion nationale des signataires de l'Appel lancé par Politis, « L'Alternative
à gauche, organisons-la ! », réunie le 11 octobre à Gennevilliers, souligne
l'impérieuse nécessité de rassembler toutes les forces politiques, syndicales,
associatives et citoyennes par-delà les nuances pour faire face aux conséquences
dévastatrices des orientations néolibérales dont la planète fait les frais depuis
trop longtemps.
Comme le soulignait notre Appel dès mai dernier : « Le capitalisme se fait
toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de
l'enrichissement indécent d'une minorité de privilégiés. Les crises financières
s'enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un
nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s'étiole. » En quelques mois, la
tourmente financière s'est transformée en nouvelle crise capitaliste historique,
des millions d'hommes et de femmes se voient menacés dans leurs conditions
d'existence élémentaires, les foyers de guerre se multiplient sur le globe, la
souveraineté des citoyens est toujours davantage bafouée, l'extrême droite se
fait de nouveau menaçante en Europe, comme les élections autrichiennes
viennent de le démontrer.
Il n'est plus temps, à gauche, de gérer précautionneusement les quelques marges
que laisse le système en respectant ses règles fondamentales, mais de reprendre
les choses à la racine.
  • L'urgence est économique.
Face à l'actuelle crise financière, il n'est pas tolérable que l'on en revienne à
mobiliser les moyens de l'intervention étatique dans le seul but de faire payer au
plus grand nombre une crise dont il n'est nullement responsable. Il faut rompre
avec la logique dévastatrice qui cède le pouvoir au marché, replacer le secteur
bancaire et le crédit sous l'autorité de la collectivité afin de les mettre au service
du développement économique et social, retrouver le chemin de politiques
publiques planifiées et définies au terme d'un vaste débat citoyen. Il faut en finir
avec les privatisations, à commencer par celle de La Poste, et revenir sur celles
qui ont affecté les services publics, interdire les licenciements boursiers. Et il
faut immédiatement contrôler les mouvements de capitaux et les circuits
financiers, taxer les activités spéculatives, ainsi que le demande depuis des
années le mouvement altermondialiste.
  • L'urgence est sociale.
De toute la société, montent les mêmes exigences : refus de la casse des
conquêtes sociales et républicaines ; hausse massive des salaires, des pensions et
des minima sociaux ; plein-emploi, refus de la précarité et réduction de la durée
du travail ; Sécurité sociale et accès aux soins garantis ; droit à la retraite à taux
plein à 60 ans ; services publics élargis et renforcés... Pour y répondre, il
convient de promouvoir une redistribution radicale des richesses, en recouvrant
les dix points de PIB transférés en vingt ans du travail vers le capital, ce qui
représente annuellement autour de 170 milliards d'euros. Ce sera possible grâce
à l'augmentation des salaires comme des pensions, et à une fiscalité récupérant
les innombrables aides indues consenties sur des années aux détenteurs de
capitaux pour réhabiliter l'impôt direct, progressif, fortement redistributif. Il faut
en outre assurer une égalité réelle, dans l'emploi et le revenu, aux femmes et aux
hommes.
  • L'urgence est écologique.
Émissions de gaz à effet de serre, dérèglements climatiques, question
énergétique, crises agricole et alimentaire : chacun le sent bien désormais, la
catastrophe s'approche à grands pas. Sur ce plan également, laisser libre cours
aux mécanismes du marché mène inexorablement à la destruction des conditions
mêmes de la vie humaine. Un développement soutenable n'est possible que si
l'on consent à rompre avec la domination de l'économie par des intérêts privés
et leur logique du profit à court terme. Réintroduire la logique de l'intérêt
général dans ces secteurs essentiels de la vie collective que sont la santé, les
équipements, les transports, les activités industrielles ou agricoles, cela exige
une planification écologique restituant aux politiques publiques les moyens
d'agir, et rompant avec le tout-productivisme.
  • L'urgence est démocratique.
En France, depuis mai 2007, le pouvoir de Nicolas Sarkozy a poussé à l'extrême
la dérive présidentialiste, quasi monarchique, induite par les institutions de la
Ve République. La concentration des pouvoirs au plus haut niveau de l'État a
été consacrée par la révision constitutionnelle de juillet 2008. Elle se conjugue
avec une entreprise de normalisation sans précédent des médias, la confusion
permanente entre l'action publique et les intérêts privés, le développement du
fichage de la population et des pratiques sécuritaires, la stigmatisation des
populations issues de l'immigration. Il convient de rompre avec ces institutions,
et notamment avec l'élection du Président au suffrage universel, qui conditionne
et avilit toute la vie politique, pour ouvrir un processus constituant permettant au
peuple de récupérer toute sa souveraineté. Il convient aussi d'étendre la
citoyenneté aux résidents étrangers.
  • L'urgence est européenne.
L'Union européenne se retrouve au coeur de la tempête financière et
économique, mais elle est incapable d'y faire prévaloir les intérêts du plus grand
nombre, emprisonnée qu'elle est dans les carcans du Pacte de stabilité, d'une
Banque centrale indépendante, d'un grand marché déréglementé et de la
destruction programmée de ce qu'il reste de services publics sur le continent. Le
traité de Lisbonne a recyclé les orientations essentielles du traité constitutionnel
européen, rejeté en 2005 par le vote des citoyens français et néerlandais. Aucune
politique de gauche ne pourra jamais être conduite dans le cadre d'un tel traité.
Il faut en sortir, comme nous y a invités le peuple irlandais, seul à avoir pu se
prononcer démocratiquement et souverainement sur la question, et redonner la
parole aux peuples européens. Sur ce plan, à huit mois des élections
européennes, l'assemblée des signataires considère qu'il serait incompréhensible
que les forces antilibérales, celles-là mêmes qui ont mené en commun la bataille
victorieuse du référendum du 29 mai 2005, ne s'expriment pas en commun
à l'occasion de cette échéance.
  • L'urgence est à une politique de paix.
Au fil des années, à mesure que les Nations unies se voyaient tenues en lisière,
l'Otan est devenue le bras armé de la volonté impériale des États-Unis. Son
action belliqueuse se déploie sous l'égide de la « guerre sans limites » et du
« choc des civilisations » chers à l'administration Bush. On perçoit aujourd'hui
dans le Caucase à quels dangers elle peut conduire pour la paix mondiale. C'est
pourtant cette alliance guerrière que le gouvernement français a choisi de
réintégrer complètement, participant en Afghanistan à un conflit aussi inutile
que sanglant, allant à l'encontre des aspirations démocratiques des Afghanes et
des Afghans. Le retrait de l'Otan se révèle donc comme la condition même
d'une nouvelle politique internationale de la France, ouverte aux coopérations
entre les peuples, et plus particulièrement soucieuse d'un codéveloppement avec
le Sud. La réunion nationale des signataires de l'Appel de Politis tient dans ce
cadre à affirmer son exigence de retrait des troupes françaises d'Afghanistan.
Ces six urgences sont les pistes de travail, les grands chantiers de réflexion et
d'action, que l'assemblée du 11 octobre soumet à la plus large discussion. C'est
une mobilisation exceptionnelle, impliquant des millions de salariés, de jeunes,
de citoyens, qui permettra de les mettre en oeuvre.
Dans les jours et les semaines qui viennent, aux plans national et local, les
signataires de l'Appel de Politis solliciteront ainsi toutes les compétences au
sein du mouvement syndical et associatif, comme dans le monde de la recherche
et de la culture. L'objectif est de parvenir à de véritables propositions
alternatives qui stimulent les résistances sociales et les mobilisations populaires,
et que pourrait porter une gauche de transformation sociale et écologique dans
toutes les échéances politiques à venir.
C'est dans cette perspective que, tout en s'engageant à agir pour favoriser l'unité
d'action face aux attaques du gouvernement, ils proposent la tenue, au début de
2009, d'assises pour un vrai changement. À l'occasion de ce grand rendez-vous,
ils souhaitent pouvoir préciser les pistes de travail ici suggérées en conduisant
un travail d'élaboration associant, en toute indépendance, l'ensemble des forces
intéressées à l'existence d'une alternative authentique à gauche : partis, courants
et militants de partis acquis à la nécessité d'une alternative de rupture ; acteurs
et actrices du mouvement social ; associations agissant pour les droits sociaux et
les libertés ; structures issues des quartiers populaires ; mouvements féministes
et organisations de jeunesse.
Dans notre Appel de mai dernier, nous constations la nécessité d'une nouvelle
force de gauche dans ce pays, et nous affirmions notre conviction qu'il « existe
ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ». D'autres
expériences existent en Europe, telles que la coalition Synaspismos-Syriza en
Grèce. Nous voulions souligner que, « faute de convergence entre des traditions
et des cultures jusqu'ici séparées, faute de prendre en compte l'apport des
mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ
des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut
rassembler autour d'elle seule ». Nous en appelions à ce qu'une gauche de
gauche devienne enfin « une véritable force ».
Au-delà des nuances et des différences qui peuvent nous partager, c'est plus que
jamais cette volonté qui nous anime. Nous entendons poursuivre l'action
commune pour une gauche digne de ce nom. Nous ne nous résignons pas à la
division des forces de la gauche de transformation, sociale et écologiste. Nous
leur proposons donc de s'associer dans un cadre permanent, dans le respect des
différences et des projets de chacun. Nous souhaitons que se noue entre elles un
PACTE assurant la pérennité de ce cadre et la poursuite du travail sur les
propositions alternatives qui viennent d'être ébauchées, quelles que soient par
ailleurs les divergences qui pourront surgir.
Nous le disons avec solennité : c'est la conscience de la nécessité et le souci
d'unité qui doivent l'emporter.
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ERIC 22/10/2008 00:30

je trouve dommage que tu es oubliés le 17 octobre 1961...en la mémoire des algériens jetés dans la seine, dans ton blog politique et pour un communiste.