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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Que se passe-t'il au Conseil général du 93?

Publié le 2 Juin 2008 par pierre laporte in conseil général

Ce premier article se situe dans une période ou le conseil général est en ordre de marche après l'installation de son éxecutif et les désignations des conseillers généraux dans divers organismes, les ponts du mois de Mai sont venus freiner le début réél de cette mandature.

Que peut on dire? Lors du discours du Président on a pu entendre, rassemblées et développées, ses intentions en matière de logement d'éducation, de mode de garde etc... Ces sujets sont tout a fait pertinents dans notre département, les réponses apportées restent floues.

Depuis nous avons eut un début de débat sur le fonctionnement du conseil général. Avec une note proposant de  réduire le nombre de réunions et une autre le temps des interventions lors des séances.
Il est naturel que le nouveau président recherche un renouvellement du mode de fonctionnement de nos instances. Mais la question de fond est toujours la même, dans quel but?
Si c'est pour permettre au conseillers généraux d'être plus "sur le terrain" c'est positif mais faut-il encore que ce qu'ils récoltent du terrain puisse faire l'objet d'échanges, de propositions pour construire la politique du Conseil général.

Construire une politique en prise avec la réalité en appelant les citoyens à participer à sa construction. mais surtout pas une politique élaborée par un petit sénacle.
Notre première exigence doit être celle là et non pas passer le moins de temps au Conseil Général.
Pour ce qui me concerne je pense que les propositions avancées ce seraient traduites par une régression de la vie démocratique du conseil général.
Par contre il est nécessaire de veiller à la qualité et à la concision de nos interventions en séance et surtout ne pas faire redire par le président ce que le Vice-président à introduit devant l'assemblée départementale.

Depuis des réponses allant dans le bon sens ont été apportées à nos remarques.

Le 5 juin doit se dérouler une séance dont le point le plus important sera sans doute les modes de garde.
La seine St Denis est en retard quant à sa capacité d'accueil et cela est préjudiciable pour la population. Il y a toute légitimité à tout faire pour avancer. Même s'il faut rappeler que ce n'est pas une compétence départementale.

Les propositions qui sont faites partent de ce constat, les réponses apportées sont dans le prolongement de ce qui avait été déjà élaboré avec des nouveautés. L'interrogation majeure c'est qu'elles ne permettront peut être pas d'atteindre les résultats annoncés. Il ne s'agit pas seulement de la pertinence de ces propositions mais aussi des capacités des villes, des disparités sociales, et du peu d'aide de l'Etat.
Je vous proposerai lors de la première réunion du collectif participatiuf départemental de développer cette question avec vous pour nourrir mes propositions.

à suivre

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NOUREDDINE ELKARATI 28/07/2008 04:39

bonjour pierre
on parle beaucoup des Roms en Seine Saint denis ,mais l'effectif des Roms est malgré tout trés faible ,il ne concerne que 1300 à 1400 personnes ,et pourtant nous n'arrivons pas à résoudre leurs problemes de logements.A TREMBLAY,il ya 5 mendiants Roms qui me connaissent .la municipalité pourrait au moins reloger 3 ou 4 familles roms .car c'est à la marge que change une société.
6 000 à 8 000 Roms vivent en France, selon nos informations. Plus de 3 000 d’entre eux vivent dans des bidonvilles situés en Ile-de-France. C’est le département de la Seine-Saint-Denis qui accueille le plus gros contingent, soit 1 300 à 1 400 Roms répartis dans une quinzaine de camps.

Un statut complexe. Les Tsiganes de Roumanie et de Bulgarie sont citoyens européens depuis janvier 2007.

Ils sont donc libres d’entrer et de séjourner sur le territoire français pendant trois mois. Mais une circulaire de décembre 2006 précise qu’au-delà ils doivent justifier de ressources nécessaires pour pouvoir rester en France. Dans le cas contraire, ils peuvent être soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

source :Le Parisien du 26 juillet 2008 ,édition internet

voir sur également sur le blog :l'article les Roms de Seine-Saint-Deniss

noureddine.elkarati 25/07/2008 18:29

bonsoir pierre
voici un point de vue intéssant(extrait de mon blog) d'un kabyle (jeune) qui vient de débarquer dans le "93" .il montre que la crise du "93" est surtout celle du lien humain ou lien social .par exemple ,les gens ne disent même plus bonjour ,repli sur soi dans un pays malgré tout riche .C'est à lire !

De la Kabylie au "93": impressions
Pour mon tout premier billet sur ce blog, je tiens à vous exposer mon parcours. Avant d’habiter à Clichy-sous-Bois, j’étais en Algérie. Je suis arrivé en France la veille de noël de l’année 2000, j' en découvre les coulisses que je ne connaissais qu’à travers la télévision.
Le premier choc auquel j’ai dû faire face est celui du contraste important entre la culture Kabyle Algérienne et la «culture Française banlieusarde».

Au fil des années, j’ai constaté que la France avait plusieurs visages. Il y a plusieurs Frances au sein de la France. On peut aisément faire ce constat en allant simplement d’une ville à l’autre et surtout entre Paris et sa banlieue.

J'ai toujours du mal à admettre le choc des cultures que l’on peut constater en faisant le trajet Clichy-sous-Bois/Paris. Il existe une forme de cloisonnement des individus vivant dans la banlieue parisienne; des idées préconçues des a priori à l'origine d' une psychologie atypique de ses habitants.

Ceci est certainement aussi valable dans les milieux plus aisés qui se refusent à fréquenter certaines personnes n’appartenant pas à leur catégorie sociale. Ce cloisonnement, certes réel, ne se justifie que par des idéaux qui persistent dans l’esprit des individus de tous bords.

J’ai été vraiment très surpris lors de mon arrivée en France de constater l’écart entre les beaux discours intellectuels des hommes politiques, que j’admirais en Algérie grâce à la fameuse parabole, et la réalité que j’ai constaté non sans tristesse.

D’autant plus que certains discours tendent non pas à rapprocher les individus de différentes origines les uns des autres mais à les éloigner encore plus.

Outre la dure réalité de la banlieue dans laquelle je vis, l’élément nouveau que j’ai découvert lors de mon arrivée est l’individualisme qui occupe une part très importante dans la société Française.

En effet, à Bejaïa, la ville où j’ai grandi, je connaissais sans exception tous les habitants de mon quartier, que ce soit le petit qui vient de naître ou le vieux grand père à qui je porte ses courses jusqu'à chez lui en le voyant marcher difficilement depuis le coin de la rue.

Toutes les maisons sont ouvertes et il n’est pas rare qu’un voisin entre pour discuter ou demander un service si besoin. Cela me semblait naturel et sincère.

Dans l’immeuble du Chêne Pointu de onze étages, à Clichy-sous-Bois, dans lequel j’ai vécu plus de cinq ans, je ne connaissais véritablement que les locataires du septième étage. La plupart du temps les seuls contacts avec les voisins se limitaient à un "bonjour». «Bonjour» qui était parfois du luxe puisque tout le monde ne vous souhaite pas forcément de passer une bonne journée et vous répond plutôt avec insolence et indifférence par un silence.

À force, vous finissez par ne plus dire bonjour ! C’est triste comme constat, mais cet individualisme associé à un refus de communication n’est certainement pas exclusif de la banlieue. C’est un fait que j’ai malheursement constaté lors de mes différents déplacements en France.

Cela dit, je ne désespère pas et je continue mon petit combat par les mots. En tout cas depuis que je suis en France je persiste à croire que ce pays regorge d’individus qui sont remarquables, et envers qui j’éprouve une certaine admiration.

Effectivement, je n’ai pas peur de discuter avec des personnes qui à priori n’ont pas beaucoup de points communs avec moi, du fait de leur classe sociale, de leur religion ou de leur statut professionnel, mais qui ont véritablement beaucoup de choses à partager.

Finalement, j’ai été agréablement surpris par l’ouverture d’esprit et la gentillesse de certaines personnes qui m’ont accueilli même si, à première vue, tout semblait nous séparer...

• Idir Cheurfa •
source :liberation du 17 juillet 2008

noureddine elkarati 14/07/2008 09:07

bo,jour pierre
voici un point de vue plein de bon sens sur le 93

Bernard Boucaut : Préfet de Seine –Saint –Denis de 1997 à 1999



« le département n’est pas un département à part mais un département précurseur .Les évolutions de la société que l’on peut observer gagneront les autres départements avec plus ou moins d’ampleur .C’est dire l importance d’avoir une bonne analyse des problèmes que l’on y rencontre et d’élaborer les bonnes réponses ,car cette expérience sera utile ailleurs et elle l’y effectivement »



Source : Emmanuel Bellanger . Naissance d’un département et d’une préfecture dans le « 93 », 2005, diffusion la documentation française

noureddine elkarati 13/07/2008 13:02

bonjour pierre
voici les résulats du bac dans le 93
BAC 2008 : La Seine –Saint –Denis est « le bonnet d’âne » en France



Si l’année 2008 est une année record avec un taux de réussite de 83,3 toutes filières confondues .En métropole c’est l’académie de Créteil qui concentre le plus d’établissements difficiles avec 80,5 de taux de réussite au Bac général et 71,4% pour la Bac Techno. Et c’est en Seine –Saint –Denis que l’on observe le moins bon taux de réussite en France et même de l’Académie de Créteil avec un pourcentage de 77,2 au Bac général. Entre Grenoble, qui arrive en tête du tableau avec 92,6 de taux de réussite et la Seine –Saint –Denis, un espace social sépare la banlieue de la province, il est vrai que la qualité de vie, la ségrégation sociale et scolaire font la différence .A noter que dans le département ce sont les établissements privés qui sont dans la moyenne de la réussite en France et dans une culture d’excellence

noureddine elkarati 03/07/2008 07:19

bonjour pierre
voici un article de mpn blog
Géographie du prix de l’immobilier en Saint –Saint-Denis



Le logement, en particulier celui du parc social est en crise dans la région parisienne .On note qu’il y a prés de 400 000 demandes de logements sociaux en Ile –de –France en 2007, dont plus de 50 000 , rien que dans le département de Seine –Saint-Denis. Les communes de Seine –Saint –Denis et plus généralement ceux de la petite couronne sont démunies face à cette forte demande ,et réclament une définition d’une politique de logement au niveau de la région comme le note le rapport Dallier sur le Grand Paris .

Il ne reste plus comme solution face à la pénurie de logements sociaux que celui d’être propriétaire de son logement .Acheter son logement correspond à la solution idéale pour 80 % des Français et il est vécu comme le projet d’une vie .Entre 1954 et 2006,le taux de propriétaire est passé de 35% à 57% ,ce qui a contribué à tripler le nombre de ménages détenteurs de leur logement (15 millions ) .Mais bien qu’il y ait une forte aspiration à l’ achat et une forte demande ,les coûts d’acquisition d’un logement constituent de plus en plus une barrière infranchissable .

Au premier trimestre 2008, les transactions dans l’ancien et le neuf ont fortement chuté. L’explication réside dans la hausse des taux d’intérêts et des crédits immobiliers avec des prix élevés, ainsi que des banques peu prêteuses.

Dans un département, comme celui de la Seine –Saint-Denis où le revenu moyen est faible, il est devenu difficile d’acheter son logement .On est estime que les ménages qui gagnent moins de 26 000 euros par an ,ne représentent plus que 20% des acquéreurs d’une résidence en 2006 ,contre 40% en 2000. Il fallait 2,5 années de revenu pour rembourser son logement entre 1999 et 2005 ,il faut désormais plus de 4 années de revenu.

Pourtant le département reste le moins cher de la petite couronne. Alors que le prix moyen du mettre carré est en Ile –de – France de 3430 euros ,il est à Aulnay –Sous –Bois de 2500euros ,et même à Saint –Ouen ,prés du métro ,il est de 3000 euros ,il est même de 1735 euros le mètre carrée à Clichy –sous –Bois !,il est vrai que c’est la commune la plus « pauvre » du département ,mais même une ville riche comme Le Raincy est dans la moyenne du prix du métre carré en Ile –de-France avec 3441euros . Il fût un temps pas si lointain où Le Raincy était la ville la plus chère du département ,ce n’est plus le cas aujourd’hui une nouvelle configuration de la « gentryfication » ou de l’embourgeoisement se dessine dans le département . La bourgeoisie urbaine des « bobos » s’installe dans les communes riveraines de Paris .On estime que chaque année 3000 familles quittent Paris pour s’installer dans la Seine –Saint –Denis . On pense même que la victoire de Dominique Voynet à Montreuil face au communiste Jean Pierre Brard serait la conséquence de l’arrivée de cette nouvelle population de sociabilité urbaine et de culture citadine.

Ces nouvelles populations s’installent prés des métro, profitant du maillage dense du réseau d’autobus de la RATP ,dans les villes de Montreuil,Les Lilas( qui est la ville la plus chère du département avec 3969 euros le mètre carré) , à Pantin ,Romainville ,Bagnolet ,Aubervilliers ,Saint –Ouen (3096 euros le mètre carré ).La motivation de ces familles qui ne peuvent pas bénéficier de grands appartements à Paris est d’avoir une ou deux pièces supplémentaires ,et de profiter des politiques attrayantes des municipalités dans le domaine de la petite enfance (crèches ) , et de la prise de charge des collégiens après la classe .Ainsi à Saint –Ouen ,la municipalité communiste consacré plus de 50% du budget de fonctionnement des services publics à la politique de l’enfance et à la prise en charge des scolaires .

Comment se présente la géographie de l’immobilier en Seine –Saint –Denis ?

C’est dans le secteur de Saint –Denis- Saint- Ouen que l’on construit le plus en Seine –Saint –Denis avec plus de 42% des ventes en 2007. Il faut noter que les prix sont relativement bas tout au long des villes que traverse le RER B : Aubervilliers (2728 euros le metre carré ) ,La Courneuve (2455 euros ) Sevran (2140 euros ) ,et même Tremblay en France ,la commune la plus riche de Seine –Saint-Denis avec son gros potentiel d’emplois qu’est le pôle de Roissy est abordable avec 2553 le prix du mètre carré . Les prix du reste restent dans les pôles moins chers que dans les villes proches de Paris ,ainsi à Noisy le Grand ,le prix du mètre carré est de 2943 euros. Ce n’est donc pas le potentiel d’emploi qui est fortement la variable déterminante ,mais la recherche de la centralité urbaine .la culture vaut plus que l’emploi ! et entre le prix du mètre carré dans le 16 arrondissement dans un bel immeuble haussmannien avec 10 000 euros le mettre carré et Clichy –sous –Bois avec 1735 euros le mètre carré ,un univers social sépare la Seine –Saint –Denis de Paris .Une ségrégation résidentielle que malheureusement les louables idées du rapport Dallier que sur sur le Grand Paris n’arrivera pas à combattre .





noureddine elkarati ,le 3 juin 2008