Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 13:10
- Par pierre laporte
Ce premier article se situe dans une période ou le conseil général est en ordre de marche après l'installation de son éxecutif et les désignations des conseillers généraux dans divers organismes, les ponts du mois de Mai sont venus freiner le début réél de cette mandature.

Que peut on dire? Lors du discours du Président on a pu entendre, rassemblées et développées, ses intentions en matière de logement d'éducation, de mode de garde etc... Ces sujets sont tout a fait pertinents dans notre département, les réponses apportées restent floues.

Depuis nous avons eut un début de débat sur le fonctionnement du conseil général. Avec une note proposant de  réduire le nombre de réunions et une autre le temps des interventions lors des séances.
Il est naturel que le nouveau président recherche un renouvellement du mode de fonctionnement de nos instances. Mais la question de fond est toujours la même, dans quel but?
Si c'est pour permettre au conseillers généraux d'être plus "sur le terrain" c'est positif mais faut-il encore que ce qu'ils récoltent du terrain puisse faire l'objet d'échanges, de propositions pour construire la politique du Conseil général.

Construire une politique en prise avec la réalité en appelant les citoyens à participer à sa construction. mais surtout pas une politique élaborée par un petit sénacle.
Notre première exigence doit être celle là et non pas passer le moins de temps au Conseil Général.
Pour ce qui me concerne je pense que les propositions avancées ce seraient traduites par une régression de la vie démocratique du conseil général.
Par contre il est nécessaire de veiller à la qualité et à la concision de nos interventions en séance et surtout ne pas faire redire par le président ce que le Vice-président à introduit devant l'assemblée départementale.

Depuis des réponses allant dans le bon sens ont été apportées à nos remarques.

Le 5 juin doit se dérouler une séance dont le point le plus important sera sans doute les modes de garde.
La seine St Denis est en retard quant à sa capacité d'accueil et cela est préjudiciable pour la population. Il y a toute légitimité à tout faire pour avancer. Même s'il faut rappeler que ce n'est pas une compétence départementale.

Les propositions qui sont faites partent de ce constat, les réponses apportées sont dans le prolongement de ce qui avait été déjà élaboré avec des nouveautés. L'interrogation majeure c'est qu'elles ne permettront peut être pas d'atteindre les résultats annoncés. Il ne s'agit pas seulement de la pertinence de ces propositions mais aussi des capacités des villes, des disparités sociales, et du peu d'aide de l'Etat.
Je vous proposerai lors de la première réunion du collectif participatiuf départemental de développer cette question avec vous pour nourrir mes propositions.

à suivre

Publié dans : conseil général - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
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Commentaires

bonjour pierre voici un artcle ,trés court mais dense que j'ai conscré sur mon blog (observatoire de la seine -saint -denis .over-blog.fr) au programme de claude bartolone.Pour l'instant j'attends les prochaines semaines pour crtiquer vraiment la politique à partir d'enquetes de terrain .mais voici ses idées : Claude Bartolone, nouveau président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis dévoile son programme et ses ambitions dans la revue du département ,du mois d’Avril –Mai 2008 (numéro 117). Arrivé à l’âge de neuf ans au Pré Saint Gervais en provenance de sa Tunisie natale, Claude Bartolone est plein d’enthousiasme à l’idée de diriger ce département dont il se proclame « entraîneur », tout en soulignant la volonté de ses habitants de marquer une réorientation politique après des décennies de gestion communiste . Rupture donc dans les formes du pourvoir politique qu’il souhaite restituer aux habitants du département de Seine –Saint –Denis .Rupture aussi dans la manière dont le département regarde ses problèmes avec la volonté de ne pas occulter le mal –de –vivre du département, « qui n’est pas une invention de la presse » .Car le chômage ,la précarité ,la délinquance ,la toxicomanie « existent dans nos quartiers » . Ces « cicatrices » ne doivent nous faire oublier les facteurs de réussite de ce département .Claude Bartolone cite quatre éléments :la jeunesse du département ,sa tradition industrielle ,son potentiel économique et ses réservés foncières. Après avoir rappelé l’essor des pôles économiques du département ,Claude Bartolone souligne que les nouvelles entreprises attirent de nouvelles populations qui participent ainsi à la mixité sociale dont il se fait un ardent défenseur . Nous savons que la question de la mixité sociale a été l’un des points de frictions entre le PS et le PCF. Claude Bartolone s’adresse ainsi par cette question de la mixité sociale ,à l’électorat traditionnel du PS à savoir les employés ,les professions intermédiaires ,et les cadres moyens . Un fait est souligné par Claude Bartolone est l’émergence des couches moyennes issues de l’immigration .Cette montée des couches moyennes issues de l’immigration n’ a jamais fait l’objet d’analyses dans la précédente gestion communiste . Claude Bartolone veut non seulement donner naissance à un département de toutes les couleurs, mais de tous les milieux sociaux. Pour le président du Conseil Général, il faut suivre les habitants à toutes les étapes de la vie : de la petite enfance jusqu’à la prise de la retraite .Mais volonté de ne pas seulement s’en tenir à la construction des équipements, ainsi par exemple la politique à l’égard des collèges sera axée sur « la réussite de nos enfants ». Enfin, Claude Bartolone s’attaquera à trois grands chantiers : l’environnement, la culture et le développement économique dont la clé est « l’emploi dans nos villes » .L’effort en faveur de la culture doit contribuer à changer l’image du département. En outre un vaste plan de lutte contre les discriminations sera adopté. Concernant le dossier du Grand Paris, Claude Bartolone n’est pas pour la suppression du département de Seine –Saint –Denis car c’est « l' échelon » du territoire qui peut permettre une plus grande égalité en termes de développement économique et social. Concernant la politique des transports, le leitmotiv sera « le désenclavement de nos quartiers populaires ».
Commentaire n°1 posté par noureddine elkarati le 03/06/2008 à 03h53
bonjour pierre je voulais te faire lire mon édito de ce jour ,publié sur mon blog ,aujour'hui je voulais être positif à l'égard du 93! Nous connaissons assez bien ,le système productif et l’espace social de l’ancienne banlieue rouge , basé sur la forte industrialisation et l’ouvriérisation de l’espace urbain de la Seine –Saint –denims .Ce type de recherche en histoire urbaine est désormais forclos ,car cette seine –saint –denis populaire et ouvrière appartient au passé .Nous connaissons mal en revanche ,le processus de mutation du système productif et l’espace social de la « nouvelle » seine –saint –Denis ,basé sur l’hégémonie des couches employés et cadres moyens ,et avec une immigration algérienne vieillissante et en forte ascension sociale . Le déclin du PCF,qui s’est traduit par la perte politique de la gestion du département ,traduit la montée des couches intermédiaires dont Le Parti Socialiste traduit l’hégémonie . Une nouvelle Seine –Saint –Denis est entrain de naître ,après une longue phase de désindustrialisation et de fuite vers le « pavillonnaire » des populations ouvrières les moins marginalisées . La baisse du chômage dans le département ,l’intégration politique de l’immigration algérienne qui est de loin la plus nombreuse en effectifs , le retour de l’Etat « entremetteur » par ses investissements, les mutations du système productif ,font qu’il y a indéniablement un mieux vivre dans le département qui commence à « célèbre » la force de sa jeunesse nombreuse et son cosmopolitisme, dont la montée des couches moyennes issues de l’immigration portent la culture . les géographes nous le disent le département n’est plus un espace de l’emploi industriel . Le département est devenu le moins industrialisé de la région parisienne, car l’industrie a basculé vers le sud et l’ouest . En 1985 ,l’emploi industriel représentait plus de 35% dans le département .En 1999 , ce chiffre est tombé à 19% .Il ne faut pas vivre dans la nostalgie ,et se féliciter que les services aux entreprises et les autres services forment plus de 35% de l’emploi départemental ! .Sait –on que le département compte actuellement autant d’emplois tertiaires que son voisin des Hauts de –Seine ,notamment grâce au renouveau de la Plaine –Saint –Denis ,mais aussi au développement du pôle de Roissy et à celui de Noisy le Grand . La population du département change , et attire chaque jour des milliers de cadres navetteurs ,ainsi que de nouveaux habitants ,par exemple Saint –Denis a vu sa population augmenter de 8 000 habitant ces cinq dernières années . La Seine –Saint –Denis n’est pas mal partie, pour paraphraser une célèbre phrase de René Dumont ;c’est le lieu d’expérimentation et d’action de la France nouvelle ;Face au défi de la mondialisation ,le « 93 » peut être le creuset d’une nouvelle civilisation Alors pour une fois ne boudons pas notre plaisir de constater que la seine saint denis vit mieux qu’il y a une vingtaine d’années au moment où sévissait, ,désindustrialisation et prolétarisation des grands ensembles .Ne vivons pas dans la nostalgie ,regardons ce que la nouvelle géographie appelle le bien-être « nouveau » » par noureddine elkarati
Commentaire n°2 posté par noureddine elkarati le 07/06/2008 à 14h49
bonsoir pierre voici pour détendre l'atmosphére en ces temps de crise du communisme ! ,mon billet d'humeur de ce jour ,publié sur mon blog billet d'humeur :Dieu est il en Seine-Saint-Denis ? Il parait que dieu est sur terre : en région parisienne A votre avis dans quels départements il peut se cacher s’il était un homme ,car pourquoi Dieu ne serait aussi pas un homme :dieu est l’indéfinissable ,,même s’il se manifeste à nous ,il reste un mystère Et s'il résidait en région parisienne ? Où est son département de résidence ? Je vous propose un jeu intellectuel, basé sur ce que Durkheim appelle les « prénotions » dieu est sur terre dans les Hauts –de –Seine dieu est sur terre en Seine –Saint –Denis dieu est sur terre à Paris dieu est sur terre dans le Val de Marne Alors ,tous à vos claviers :où réside dieu en région parisienne ?
Commentaire n°3 posté par noureddine elkarati le 12/06/2008 à 20h38
pardon il faut lire "ne serait il pas aussi un homme ?
Commentaire n°4 posté par noureddine elkarati le 12/06/2008 à 21h05
bonsoir pierre voici une étude intéressane ,à lire absolument sur la seine saint denis .à lire sur mon blog conclusion :gtande puissance économique du 93,mais fragilité sociale .en outre à lire mon point de vue sur mon blog sur le suicide de drancy intitulé :10 euros et un suicide à drancy Où vit-on le mieux en France : la Seine –Saint –Denis dans le classement de l’Express (numéro 2972,semaine du 19 au 25 juin 2008 De l’emploi au logement ,de l’éducation à la culture ,de la santé à la sécurité , l’hebdomadaire l’Express dresse un tableau subjectif de notre point de vue ,sur la qualité de vie en France ,mais certaines données sont intéressantes à analyser ,car elles proviennent de sources officielles comme l’Insee ou , les ministères ,etc.…..La même année a retenue pour les 96 départements .Nous avons lu le numéro sous l’angle du prisme de la Seine-Saint-Denis et de la petite couronne. Ce que l’on contester c’est l’idée d’un classement général .Depuis Pierre Bourdieu, nous avons que « le classement » est un construit social ,surtout le point de vue adopté par la rédaction :celui d’un classement général des 96 départements .Mise à part le classement général qui peut prêter à caution ,l’analyse de certaines données méritent une réflexion de la de nous décideurs politiques . Nous publions « le classement » avec un bref commentaire Où vit –on le mieux en France ? C’est en haute –Garonne (la région Toulousaine) que l’on vit le mieux .Ce département est classé premier Notre Seine –Saint –Denis est classée au rang de 74e. On est heureux de savoir qu’il y a des départements où l’on vit encore dans une certaine souffrance .Vue l’image négative du département, on pensait être le bon dernier .C’est oublier que dans l’Aisne (95e), dans le Meuse (94e) et dans les Ardennes (96e), on vit encore plus mal .Pourtant ces départements ne font pas les titres de la presse. Voici le classement en petite couronne : Départements Classement Seine –Saint –Denis 74 Les Hauts-de-Seine 26 Paris 37 Val- de- Marne 42 A noter le piètre score des Hauts –de –Seine ,le département le plus riche de France. Les jeunes Cet indicateur tient compte de plusieurs paramètres : l’enseignement supérieur ,l’offre Internet ,le dynamisme et la puissance économique ,le coût du logement ,la culture ,la météo,l’environnement Seine –Saint-Denis 25 Hauts –de-Seine 11 Val-de-Marne 15 Paris 14 Le département de l’Héraut est classé premier .Mais en France ,la seine –saint –Denis est très loin d’être un espace sous –développé Les seniors C’est la météo, la sécurité, ainsi que la situation sociale et la culture qui sont les critères pertinents Seine –saint –denis 88 Paris 50 Val-de –Marne 51 Hauts –de –Seine 47 C’est dans le département des Hautes –Alpes où vivent le mieux les seniors .les Ardennes et la Meuse sont en queue de classement Les familles Le coût du logement ,le dynamisme économique et la météo et un degré moindre la réussite au bac ,l’offre internent qui sont les critères pertinents de la vie des familles Seine –saint –denis 88 Paris 56 Hauts –de –seine 40 Val-de-Marne 54 Les familles vivent très mal en seine -saint- Denis ,mais c’est une particularité de la France urbaine .C’est encore les Ardennes où les familles souffrent ,mais le chômage semble être la variable déterminante ,plus que l’environnement L’enseignement supérieur Seine saint denis 20 Paris 1 Val de marne 19 Hauts de seine 5 En ce domaine ,la seine –saint –denis est bien équipée ,mais c’est la réussité au bac qui est le frein ,comme on le verra plus loin ,ainsi que le nombre d’étudiants dans les grandes écoles . La santé Ce critère est calculé d’après l’espérance de vie ,la surmortalité (taux de mortalité liées à des critères individuels comme le tabac ,l’alcool ,les suicides et morts violentes pour 1000 habitants Seine saint denis 54 Paris 25 Hauts –de –seine 8 Val –de –marne En ce domaine ,un grand effort de santé publique doit être fait L’immobilier Seine –saint –denis 85 Val –de –marne 92 Hauts de seine 95 Paris 96 C’est le prix moyen d’une maison ou d’un appartement en 2007 qui a été pris en compte . Quand on est pauvre ,comme c’est souvent le cas en Seine –saint-denis ,il vaut mieux habiter en province ! La sécurité Seine saint denis 96 Hauts de seine 81 Val de marne 91 Paris 71 Le problème se pose à l’échelle de la petite couronne dans son ensemble, mais un peu plus d’acuité dans le 93.A noter qu’en seine saint denis on compte 19,2 atteintes aux personnes pour 1000 habitants contre 2,2 dans la Creuse . La culture L’offre culturelle comprend les équipements et les cinémas Seine saint denis 12 Val de marne 6 Hauts de seine 15 Paris 1 En ce domaine ,la seine saint denis fait mieux que le riche département des hauts –de –Seine ,mais moins bien que le val –de-Marne Le dynamisme économique Cet indicateur mesure plusieurs données comme la croissance de la population ,la croissance de l’emploi entre 1999 et 2006 ,ainsi le total des emplois Seine saint denis 30 Paris 80 Val de marne 53 Hauts de Seine 37 Départements Classement sur 99 La seine saint denis est en plein boom économique .le département est entrain de sortir de sa phase de désindustrialisation intense des années 80 et 90 .Il fait mieux que les hauts de seine ! .A lire sur le blog ,notre article, le « 93 » va mieux ! L’offre Internet La seine saint denis est très bien équipée en domaine ,il n’est pas rare de voir des familles modestes possédaient une connexion Internet .le résultat frise même l’excellence ! Seine saint denis 4 Hauts –de- Seine 2 Paris 1 Val –de –marne 3 Les commerces Seine saint denis 80 Paris 71 Val de marne 71 Hauts de Seine 78 Contrairement à une prénotion ,l’offre commerciale est faible en petite couronne et seine saint Denis .la province est mieux pourvue . La puissance économique Hauts de seine 7 Val de Marne 16 Seine saint denis 15 Paris 1 C’est un indicateur synthétique qui mesure plusieurs variables : la population, la capacité hôtelière, la puissance administrative ,les étudiants ;les grandes écoles. Le département a une très bonne puissance économique, c’est le domaine de l’éducation qui pèche par ses carences L’offre de soins Seine saint denis 57 Val de Marne 20 Hauts –de-seine 16 paris Le chiffre est dans la moyenne en France ,avec une grande inégalité quand on le compare à l’offre de soins en petite couronne .un grand effort de santé publique doit être fait pour combler le retard par rapport au reste de la petite couronne La situation sociale C’est le critère que l’on connaît le mieux sur la seine saint Denis :il mesure le chômage ,le revenu ,les allocataires des minima sociaux Seine saint denis 94 Val de marne 34 Paris 53 Hauts de seine 9 Un monde sépare le département des Yvelines ,classé premier , et la seine saint denis .la géographie sociale de la région parisienne explique l’écart :les logements sont à l’est et les emplois à l’ouest ,les employés et les ouvriers résident à l’est et les couches supérieurs à l’ouest . La réussite au bac Seine saint denis 96 Val de marne 94 Paris 78 Hauts de seine 70 La seine saint dénis est le bonnet d’âne de la France ,avec un taux de réussite au bac de 68,4% .Claude bartolone doit s’attaquer à ce problème de la réussite scolaire en seine saint Denis .C’est l’académie de Créteil qui doit réfléchir à créer une dynamique de la réussite en seine saint Denis et dans le val de marne . Pour conclure ,la Seine saint denis est loin d’être en France un espace de sous développement .C’est l’histoire du peuplement de la seine saint denis qui est la variable importante ,en particulier l’espace social du département dans un contexte de crise économique .la forte puissance économique du département ne tire pas fortement l’emploi,car les variables culturelles sont un atout pour le futur et un obstacle pour le présent .il faut en outre une politique de marketing territorial pour changer l’image du département .
Commentaire n°5 posté par noureddine elkarati le 24/06/2008 à 22h41
merci nourredine pour ces infos, je ne t'oublies pas
Réponse de pierre laporte le 24/06/2008 à 23h27
bonjour pierre voici une lettre de georges valdbon que j'ai publié sur mon blog nostalgie :une lettre de Georges Valbon en 1986 voici en 1986, la lettre de présentation au livre d'Emile Breton par Georges Valbon ,président à l'époque du Conseil Général .Le livre est intitulé "un voyage en Seine -Saint-Denis" .Le département était alors en pleine casse industrielle ,avec une grande prolétarisation des grands ensembles et des tensions inter-ethniques ,dans ce que le sociologue Adil Jazouli a appellé "les quartiers d'exil " . Georges Valbon parle d'abord aux jeunes avec plein d'espoir de cette banlieue rouge, où les hommes ne se sont pas résignés face à l'adversité .Il faut dire qu'en 1986 ,la jeunesse produite par l'immigration posait un gros probléme dans le département,en particulier la jeunesse algérienne ,car elle entendait jouer un role poltique dans la gestion des villes .C'était la période du mouvement beur ."ne te resigne pas " dit Georges Valbon en parlant aux jeunes ." en ce moment ,c'est difficile " dit G. Valbon mais "tu es l'avenir " du département .Dans une prochaine étude ,nous ferons un compte rendu de ce livre certes ancien ,mais temoin de la seine saint denis en crise au moment du crépuscule de la banlieue rouge . noureddine elkarati Seine Saint-Denis le département eConseil Général Le Président Je tenais à m'adresser personnellement à vous - à toi, si tu me permets de te tutoyer comme signe d'affection, pour t'offrir, à l'occasion des Fêtes de Noël, ce livre "Un voyage en Seine Saint-Denis". Tu y découvriras notre Département, ton Département, tel qu'il est, dans sa diversité. C'est un Département jeune encore, à peine vingt ans, puisqu'il est né en 1967, et où beaucoup de choses ont été faites. Bien sûr, beaucoup reste encore à faire pour que les femmes et les hommes qui habitent la Seine Saint-Denis vivent mieux. Et pour cela, pour que l'intérêt général soit toujours pris en compte avant les intérêts particuliers, pour que la solidarité règne, mes amis du Conseil Général et moi-même comptons sur vous, les jeunes, sur toi, tes copains, tes copines. On doit te le dire souvent, je sais, mais je veux te le répéter tu as l'avenir devant toi, je dirais même, tu es l'avenir, même si en ce moment c'est difficile pour un jeune de savoir ce qu'il fera à la fin du collège. Mais ne te résigne pas ! Ce livre te montre ce qu'ont fait des gens qui ne se sont pas résignés, qui ont voulu, malgré les difficultés diverses, que ce Département soit plus juste, plus humain. Tu remarqueras qu'il n'y a pas de mot "fin" écrit à la dernière page. Tout simplement parce que l'histoire que raconte ce livre n'a pas de fin. C'est toi qui déjà en écris la suite, et qui l'écriras encore plus demain. La Seine Saint-Denis, c'est d'abord cela toi, tes amis, tes parents, tous ceux que tu connais, et qui vivent ici. Je suis persuadé qu "'Un voyage en Seine Saint-Denis" vous permettra à tous de mieux connaître ce Département, qu'il vous donnera encore plus de raisons de l'aimer, d'agir pour que la vie y soit toujours meilleure. Hôtel du Département
Commentaire n°6 posté par noureddine elkarati le 29/06/2008 à 10h33
bonjour pierre voici un article de mpn blog Géographie du prix de l’immobilier en Saint –Saint-Denis Le logement, en particulier celui du parc social est en crise dans la région parisienne .On note qu’il y a prés de 400 000 demandes de logements sociaux en Ile –de –France en 2007, dont plus de 50 000 , rien que dans le département de Seine –Saint-Denis. Les communes de Seine –Saint –Denis et plus généralement ceux de la petite couronne sont démunies face à cette forte demande ,et réclament une définition d’une politique de logement au niveau de la région comme le note le rapport Dallier sur le Grand Paris . Il ne reste plus comme solution face à la pénurie de logements sociaux que celui d’être propriétaire de son logement .Acheter son logement correspond à la solution idéale pour 80 % des Français et il est vécu comme le projet d’une vie .Entre 1954 et 2006,le taux de propriétaire est passé de 35% à 57% ,ce qui a contribué à tripler le nombre de ménages détenteurs de leur logement (15 millions ) .Mais bien qu’il y ait une forte aspiration à l’ achat et une forte demande ,les coûts d’acquisition d’un logement constituent de plus en plus une barrière infranchissable . Au premier trimestre 2008, les transactions dans l’ancien et le neuf ont fortement chuté. L’explication réside dans la hausse des taux d’intérêts et des crédits immobiliers avec des prix élevés, ainsi que des banques peu prêteuses. Dans un département, comme celui de la Seine –Saint-Denis où le revenu moyen est faible, il est devenu difficile d’acheter son logement .On est estime que les ménages qui gagnent moins de 26 000 euros par an ,ne représentent plus que 20% des acquéreurs d’une résidence en 2006 ,contre 40% en 2000. Il fallait 2,5 années de revenu pour rembourser son logement entre 1999 et 2005 ,il faut désormais plus de 4 années de revenu. Pourtant le département reste le moins cher de la petite couronne. Alors que le prix moyen du mettre carré est en Ile –de – France de 3430 euros ,il est à Aulnay –Sous –Bois de 2500euros ,et même à Saint –Ouen ,prés du métro ,il est de 3000 euros ,il est même de 1735 euros le mètre carrée à Clichy –sous –Bois !,il est vrai que c’est la commune la plus « pauvre » du département ,mais même une ville riche comme Le Raincy est dans la moyenne du prix du métre carré en Ile –de-France avec 3441euros . Il fût un temps pas si lointain où Le Raincy était la ville la plus chère du département ,ce n’est plus le cas aujourd’hui une nouvelle configuration de la « gentryfication » ou de l’embourgeoisement se dessine dans le département . La bourgeoisie urbaine des « bobos » s’installe dans les communes riveraines de Paris .On estime que chaque année 3000 familles quittent Paris pour s’installer dans la Seine –Saint –Denis . On pense même que la victoire de Dominique Voynet à Montreuil face au communiste Jean Pierre Brard serait la conséquence de l’arrivée de cette nouvelle population de sociabilité urbaine et de culture citadine. Ces nouvelles populations s’installent prés des métro, profitant du maillage dense du réseau d’autobus de la RATP ,dans les villes de Montreuil,Les Lilas( qui est la ville la plus chère du département avec 3969 euros le mètre carré) , à Pantin ,Romainville ,Bagnolet ,Aubervilliers ,Saint –Ouen (3096 euros le mètre carré ).La motivation de ces familles qui ne peuvent pas bénéficier de grands appartements à Paris est d’avoir une ou deux pièces supplémentaires ,et de profiter des politiques attrayantes des municipalités dans le domaine de la petite enfance (crèches ) , et de la prise de charge des collégiens après la classe .Ainsi à Saint –Ouen ,la municipalité communiste consacré plus de 50% du budget de fonctionnement des services publics à la politique de l’enfance et à la prise en charge des scolaires . Comment se présente la géographie de l’immobilier en Seine –Saint –Denis ? C’est dans le secteur de Saint –Denis- Saint- Ouen que l’on construit le plus en Seine –Saint –Denis avec plus de 42% des ventes en 2007. Il faut noter que les prix sont relativement bas tout au long des villes que traverse le RER B : Aubervilliers (2728 euros le metre carré ) ,La Courneuve (2455 euros ) Sevran (2140 euros ) ,et même Tremblay en France ,la commune la plus riche de Seine –Saint-Denis avec son gros potentiel d’emplois qu’est le pôle de Roissy est abordable avec 2553 le prix du mètre carré . Les prix du reste restent dans les pôles moins chers que dans les villes proches de Paris ,ainsi à Noisy le Grand ,le prix du mètre carré est de 2943 euros. Ce n’est donc pas le potentiel d’emploi qui est fortement la variable déterminante ,mais la recherche de la centralité urbaine .la culture vaut plus que l’emploi ! et entre le prix du mètre carré dans le 16 arrondissement dans un bel immeuble haussmannien avec 10 000 euros le mettre carré et Clichy –sous –Bois avec 1735 euros le mètre carré ,un univers social sépare la Seine –Saint –Denis de Paris .Une ségrégation résidentielle que malheureusement les louables idées du rapport Dallier que sur sur le Grand Paris n’arrivera pas à combattre . noureddine elkarati ,le 3 juin 2008
Commentaire n°7 posté par noureddine elkarati le 03/07/2008 à 07h19
bonjour pierre voici les résulats du bac dans le 93 BAC 2008 : La Seine –Saint –Denis est « le bonnet d’âne » en France Si l’année 2008 est une année record avec un taux de réussite de 83,3 toutes filières confondues .En métropole c’est l’académie de Créteil qui concentre le plus d’établissements difficiles avec 80,5 de taux de réussite au Bac général et 71,4% pour la Bac Techno. Et c’est en Seine –Saint –Denis que l’on observe le moins bon taux de réussite en France et même de l’Académie de Créteil avec un pourcentage de 77,2 au Bac général. Entre Grenoble, qui arrive en tête du tableau avec 92,6 de taux de réussite et la Seine –Saint –Denis, un espace social sépare la banlieue de la province, il est vrai que la qualité de vie, la ségrégation sociale et scolaire font la différence .A noter que dans le département ce sont les établissements privés qui sont dans la moyenne de la réussite en France et dans une culture d’excellence
Commentaire n°8 posté par noureddine elkarati le 13/07/2008 à 13h02
bo,jour pierre voici un point de vue plein de bon sens sur le 93 Bernard Boucaut : Préfet de Seine –Saint –Denis de 1997 à 1999 « le département n’est pas un département à part mais un département précurseur .Les évolutions de la société que l’on peut observer gagneront les autres départements avec plus ou moins d’ampleur .C’est dire l importance d’avoir une bonne analyse des problèmes que l’on y rencontre et d’élaborer les bonnes réponses ,car cette expérience sera utile ailleurs et elle l’y effectivement » Source : Emmanuel Bellanger . Naissance d’un département et d’une préfecture dans le « 93 », 2005, diffusion la documentation française
Commentaire n°9 posté par noureddine elkarati le 14/07/2008 à 09h07
bonsoir pierre voici un point de vue intéssant(extrait de mon blog) d'un kabyle (jeune) qui vient de débarquer dans le "93" .il montre que la crise du "93" est surtout celle du lien humain ou lien social .par exemple ,les gens ne disent même plus bonjour ,repli sur soi dans un pays malgré tout riche .C'est à lire ! De la Kabylie au "93": impressions Pour mon tout premier billet sur ce blog, je tiens à vous exposer mon parcours. Avant d’habiter à Clichy-sous-Bois, j’étais en Algérie. Je suis arrivé en France la veille de noël de l’année 2000, j' en découvre les coulisses que je ne connaissais qu’à travers la télévision. Le premier choc auquel j’ai dû faire face est celui du contraste important entre la culture Kabyle Algérienne et la «culture Française banlieusarde». Au fil des années, j’ai constaté que la France avait plusieurs visages. Il y a plusieurs Frances au sein de la France. On peut aisément faire ce constat en allant simplement d’une ville à l’autre et surtout entre Paris et sa banlieue. J'ai toujours du mal à admettre le choc des cultures que l’on peut constater en faisant le trajet Clichy-sous-Bois/Paris. Il existe une forme de cloisonnement des individus vivant dans la banlieue parisienne; des idées préconçues des a priori à l'origine d' une psychologie atypique de ses habitants. Ceci est certainement aussi valable dans les milieux plus aisés qui se refusent à fréquenter certaines personnes n’appartenant pas à leur catégorie sociale. Ce cloisonnement, certes réel, ne se justifie que par des idéaux qui persistent dans l’esprit des individus de tous bords. J’ai été vraiment très surpris lors de mon arrivée en France de constater l’écart entre les beaux discours intellectuels des hommes politiques, que j’admirais en Algérie grâce à la fameuse parabole, et la réalité que j’ai constaté non sans tristesse. D’autant plus que certains discours tendent non pas à rapprocher les individus de différentes origines les uns des autres mais à les éloigner encore plus. Outre la dure réalité de la banlieue dans laquelle je vis, l’élément nouveau que j’ai découvert lors de mon arrivée est l’individualisme qui occupe une part très importante dans la société Française. En effet, à Bejaïa, la ville où j’ai grandi, je connaissais sans exception tous les habitants de mon quartier, que ce soit le petit qui vient de naître ou le vieux grand père à qui je porte ses courses jusqu'à chez lui en le voyant marcher difficilement depuis le coin de la rue. Toutes les maisons sont ouvertes et il n’est pas rare qu’un voisin entre pour discuter ou demander un service si besoin. Cela me semblait naturel et sincère. Dans l’immeuble du Chêne Pointu de onze étages, à Clichy-sous-Bois, dans lequel j’ai vécu plus de cinq ans, je ne connaissais véritablement que les locataires du septième étage. La plupart du temps les seuls contacts avec les voisins se limitaient à un "bonjour». «Bonjour» qui était parfois du luxe puisque tout le monde ne vous souhaite pas forcément de passer une bonne journée et vous répond plutôt avec insolence et indifférence par un silence. À force, vous finissez par ne plus dire bonjour ! C’est triste comme constat, mais cet individualisme associé à un refus de communication n’est certainement pas exclusif de la banlieue. C’est un fait que j’ai malheursement constaté lors de mes différents déplacements en France. Cela dit, je ne désespère pas et je continue mon petit combat par les mots. En tout cas depuis que je suis en France je persiste à croire que ce pays regorge d’individus qui sont remarquables, et envers qui j’éprouve une certaine admiration. Effectivement, je n’ai pas peur de discuter avec des personnes qui à priori n’ont pas beaucoup de points communs avec moi, du fait de leur classe sociale, de leur religion ou de leur statut professionnel, mais qui ont véritablement beaucoup de choses à partager. Finalement, j’ai été agréablement surpris par l’ouverture d’esprit et la gentillesse de certaines personnes qui m’ont accueilli même si, à première vue, tout semblait nous séparer... • Idir Cheurfa • source :liberation du 17 juillet 2008
Commentaire n°10 posté par noureddine.elkarati le 25/07/2008 à 18h29
bonjour pierre on parle beaucoup des Roms en Seine Saint denis ,mais l'effectif des Roms est malgré tout trés faible ,il ne concerne que 1300 à 1400 personnes ,et pourtant nous n'arrivons pas à résoudre leurs problemes de logements.A TREMBLAY,il ya 5 mendiants Roms qui me connaissent .la municipalité pourrait au moins reloger 3 ou 4 familles roms .car c'est à la marge que change une société. 6 000 à 8 000 Roms vivent en France, selon nos informations. Plus de 3 000 d’entre eux vivent dans des bidonvilles situés en Ile-de-France. C’est le département de la Seine-Saint-Denis qui accueille le plus gros contingent, soit 1 300 à 1 400 Roms répartis dans une quinzaine de camps. Un statut complexe. Les Tsiganes de Roumanie et de Bulgarie sont citoyens européens depuis janvier 2007. Ils sont donc libres d’entrer et de séjourner sur le territoire français pendant trois mois. Mais une circulaire de décembre 2006 précise qu’au-delà ils doivent justifier de ressources nécessaires pour pouvoir rester en France. Dans le cas contraire, ils peuvent être soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF). source :Le Parisien du 26 juillet 2008 ,édition internet voir sur également sur le blog :l'article les Roms de Seine-Saint-Deniss
Commentaire n°11 posté par NOUREDDINE ELKARATI le 28/07/2008 à 04h39
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