Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

edito de Politis

Publié le 29 Mai 2008 par pierre laporte

Edito de POLITIS n° 1004

6000 signatures, et maintenant...

PAR Denis Sieffert jeudi 29 mai 2008

Notre appel a déjà obtenu un vrai succès, acquis sans trop de relais médiatiques. Il faut l'amplifier, poursuivre l'effort et envisager la suite.

Avec l'appel << L'alternative à gauche, organisons-la ! >>, lancé dans Politis le 15 mai, il s'agissait d'abord d'obtenir un nombre significatif de soutiens pour vérifier que cette initiative répond bien à une attente. D'ores et déjà, ce pari-là est sur le point d'être gagné. Avec plus de six mille signatures en dix jours, sans aucun relais médiatique ou presque [1], nous avons tout lieu d'être satisfaits. Mais il est indispensable que des milliers d'autres signatures viennent encore en renfort. Il faut aussi que des débats se mènent en région dans les prochaines semaines et que l'écho nous en remonte. Si cette première étape est concluante, nous pourrons alors penser à une grande initiative en septembre. En attendant, dès cette semaine, nous avons choisi de donner la parole à un certain nombre de lecteurs. Et de répondre ici même à quelques critiques. Disons-le tout de suite : les extraits que nous avons choisis ne cherchent aucunement à reproduire des équilibres. S'il s'était agi de cela, les encouragements auraient été de très loin les plus nombreux. Mais c'est aux critiques qu'il nous importe de répondre. Nous avons donc sélectionné un certain nombre de critiques significatives que l'on retrouvera dans le courrier qui suit.

Notre appel est-il de gauche ou d'extrême gauche ?

Avons-nous été << maladroits >>, comme nous le reproche un lecteur, ou << sournois >>, comme le suggère un autre, en appelant de nos vOEux une << gauche réellement sociale, écologiste et européenne >> plutôt qu'une << extrême gauche >> ? Il n'y avait là de notre part nul esprit polémique contre qui que ce soit. Ni aucune hiérarchie sur l'échelle de la radicalité. Mais on ne peut analyser semaine après semaine la dérive droitière du PS et continuer de lui reconnaître le label << gauche >>. L'espace qui se libère est un espace pour une << vraie gauche >>, pas dans la marge. Cette phrase est de simple logique par rapport à notre analyse de l'évolution du PS.

Notre appel est-il trop vague ?

Il s'agit, répétons-le, de mettre un certain nombre de gens autour d'une table, et de créer un cadre pérenne d'échanges et de confrontations. Pas question donc de confondre le point de départ et le point d'arrivée. Que le cadre soit large, c'est on ne peut plus voulu. Il y a dans ce texte la place pour des cultures différentes, et des stratégies différentes. Est-il au moins permis d'en discuter quelque part ? C'est le << quelque part >> qui nous importe. Jusqu'à preuve du contraire, nous ne nous résignons pas à ressembler au personnage d'Aurel qui affirme, seul : << La gauche, c'est moi ! >>

Notre appel est-il réservé à ceux qui ont voté << non >> au TCE ?

Fallait-il, comme nous y invite notre ami Raoul Marc Jennar, faire du << non >> au référendum de 2005 un marqueur << irréfragable >> ? Avons-nous eu tort d'accepter parmi les signataires des personnalités qui ont voté << oui >> en mai 2005 ? Faut-il demander un certificat de bonne conduite électorale à chaque signataire ? Ce serait peu conforme à l'esprit de notre démarche. Même si, sur le fond, Raoul Marc Jennar n'a pas tort. Si nous avions eu un afflux de partisans du << oui >>, nous aurions pu nous interroger. Mais ce n'est franchement pas le cas. Seules trois ou quatre personnalités parmi les premiers signataires avaient fait ce choix au moment du référendum européen. Et cela ne peut donner à penser que nos convictions ont changé sur ce point.

Notre appel crée-t-il un nouveau parti ?

Notre appel n'est constitutif ni d'un mouvement ni d'un parti. Un lecteur évoque l'exemple de l'ancienne direction d'Attac à laquelle on a prêté, un temps, le projet de transformer l'organisation altermondialiste en parti politique. Politis n'a aucune ambition de ce genre. Promis. Nous avons seulement voulu utiliser notre statut particulier pour permettre que des gens qui ne se voyaient plus guère se revoient, et que des gens neufs se mêlent à des débats nouveaux. Notre appel ne donnerait-il lieu qu'à un cadre de discussion où chacun se respecte que ce serait déjà une première réussite. Pour le reste, c'est une lectrice du Gard qui a écrit la chose la plus sensée : << Cet appel deviendra ce que nous (les lecteurs et militants) en ferons. >>

Notre appel et les autres partis...

Il y a une loi physique dans ce type de débat : c'est toujours les plus proches qui sont les plus violents. Notre ami Georges Pons se sent << floué >>. On se demande bien de quoi ? Il a vu mieux que beaucoup mûrir et éclore ce projet d'appel, sans jamais laisser paraître l'ombre d'une restriction. Les derniers éditos de Politis (nos 1000 et 1001) étaient d'une transparence totale. Mais ce que nous ne pouvons pas laisser dire, c'est que tout cela serait tourné contre la LCR, << organisation honnie >>. Nous souhaitons profondément que la LCR s'associe à notre initiative. Mais, d'expérience, nous savons qu'il est vain de lutter contre les soupçons, surtout mêlés d'affectivité. À propos de soupçons, il y en a un autre qui fait fort, c'est J. R. Velveth. Il nous révèle toutes les manipulations dont nous avons été victimes ou complices, et prévoit les conséquences de notre appel au moins jusqu'en 2012. Ce n'est plus de la politique, c'est de l'astrologie. Mais l'humour fait passer bien des excès.

Notes

[1] Seuls l'AFP et l'Humanité ont rendu compte substantiellement de notre initiative. Mais l'avenir nous réserve peut-être des surprises


Pour consulter l'appel, en débattre et nous faire part de vos idées et propositions d'action, cliquez ici

Pour signer l'appel, connectez-vous sur : www.appel-a-gauche.org

Pour envoyer des lots de signatures collectées : signatures@appel-a-gauche.org

Pour tout problème ou renseignement : contact@appel-a-gauche.org


--
Commenter cet article

noureddine.elkarati 02/06/2008 02:55

bonjour
voici un texte de pierre laporte daté d'aout 2007 , déja ancien ,pas tant que cela ,mais de nouvelles aventures de la gauche de la gauche arrivent aprés l'appel de politis

Pourquoi avons-nous créé les communistes unitaires ?
Écrit par Pierre Laporte
20-08-2007
Cela fait maintenant des décennies que la question de la refondation du parti communiste est posée. Aujourd'hui son déclin atteint un tel niveau qu'après les échecs successifs pour le réformer, beaucoup se sont découragés et l'ont quitté. L'échec de la candidature unitaire aux présidentielles a amplifié la crise par le départ de camarades qui avaient une longue expérience militante.
D'autres pensent que, malgré tout, on arrivera à le faire, d'autres encore qu'ils ont tenté et retenté cette évolution mais que, maintenant, ils ne la croient plus possible. La très grande majorité d'entre eux pensent néanmoins que l'héritage communiste nécessite d'être revisité de manière critique parce qu'il a encore beaucoup à apporter à la construction d'une alternative. Ils se basent également sur le fait que cette appréciation est partagée au-delà des seuls communistes.

Aujourd'hui nous sommes face à la décomposition de la gauche telle qu'elle a existé ces dernières décennies. Une bataille idéologique, politique et sociale intense est menée par la droite et nous nous interrogeons sur la recomposition politique et sur le projet de société qu'il faut construire.

Dans cette période, le parti communiste va engager son congrès extraordinaire puis son congrès : le refrain classique, chaque communiste compte pour un et il n'y a ni courants ni tendances. Cette pseudo démocratie va laisser la place à la politique élaborée par la direction comme à chaque congrès. Je ne crois pas un seul instant que ce congrès puisse apporter quoi que ce soit de nouveau.

Si l'on souhaite du changement, y compris celui du parti communiste, il faut l'entreprendre de l'extérieur.

Si nous voulons que les différentes cultures de la transformation sociale créent du neuf et une dynamique de transformation de la société, il est nécessaire que chacune existe, respecte l'autre et qu'ensemble, elles construisent du nouveau.

Mais notre objectif n'est pas de créer un nouveau parti communiste mais bien de changer la société.

Alors les communistes unitaires peuvent contribuer par leur apport à cette construction nouvelle. Mais pour être efficace, il leur faut marcher sur leurs deux pieds, c'est à dire qu'ils doivent participer au rassemblement et ne pas se cantonner à l'activité des communistes unitaires.

Hélas, je constate que beaucoup par mails se replient sur la seule dimension communiste. Construire une culture commune dépend aussi de notre capacité à non seulement travailler la nôtre mais également à respecter et apprendre des autres.

Bien souvent, les remarques critiques sur les positions d'un tel ou d'un tel ou des collectifs conduisent à des ruptures ou à des replis sur soi.

Les élections cantonales et municipales vont être un moment difficile mais important de la période à venir. Elles vont centrer l'activité politique sur la proximité, il est important de réfléchir au rassemblement des forces de transformation sociale sur le plan local.

Quel rôle pouvons-nous, voulons-nous jouer ?

Je ne vois pas d'autres chemins que de poursuivre la construction de collectifs locaux représentants les différentes sensibilités de la gauche de transformation sociale.

Construire sans sectarisme mais en étant lucide sur l'incapacité actuelle des partis comme le notre ou la Ligue à créer une dynamique de rassemblement.

A l'automne, les collectifs anti-libéraux vont décider de leur avenir, de leur mode de fonctionnement (coordination nationale, secrétariat), réflexions sur le projet d'alternative, ils le feront sous forme d'assises.

Pour ses assises, les collectifs ont invité le PCF, les Verts, la Ligue Communiste, les Communistes Unitaires, PRS, des associations à apporter leurs contributions.

Ces assises seront aussi l'occasion d'un appel à des états généraux.

Qu'est-ce que les communiste unitaires peuvent apporter à ces assises ?

noureddine elkarati 02/06/2008 02:36

bonjour ^pierre
au moment où l'on discute de la nécesaire création d'une nouvelle force de gauche ,certaines personnes ne semblent pas connaitre les communistes unitaires ,voici un oubli réparé ,le texte présente la décalration de saint -denis de mars 2007 ,et ceux à quelques semaines des élections présidentielles ,il fallait le préciser .


Qui sommes nous ?
Écrit par Administrator
24-03-2007

Texte adopté par consensus le 24 mars à l'Université de Paris-8 Saint-Denis lors de la réunion de constitution de l'assocition des "communiste sunitaires"


Nous militons pour changer l’ordre d’un monde démoli par la logique libérale et la domination du capital. Nous nous inscrivons dans une visée de transformation sociale et nous sommes partie prenante du mouvement antilibéral.

Nous voulons construire un espace communiste ouvert en articulation avec les luttes sociales et le mouvement antilibéral. Ce mouvement est à la fois résolument pluraliste et à la recherche d’une convergence durable. S’inscrire dans cet espace permet de réinventer un projet communiste, de redéfinir l’apport critique de notre culture, de refonder notre utilité politique.

Nous décidons la création de l'association des « communistes unitaires », à un mois du premier tour de l’élection présidentielle qui devrait vérifier le coût politique exorbitant de la désunion des forces antilibérales. Dans ce moment, nous voulons adresser un signe à toutes les forces antilibérales et de transformation sociale : celui du nécessaire rassemblement.
Unis, nous avons permis la victoire du non au référendum il y a moins de deux ans ;
Unis nous avons contré la mise en place du CPE il y a un an.
Désunis nous ne sommes pas en mesure de porter une alternative crédible à la crise sociale et politique de notre pays.

Dans cette situation nous avons les uns et les autres fait des choix différents pour la présidentielle mais avec la conscience de leurs limites : celle d’un défaut de dynamique politique crédible et populaire.

Retrouver le chemin du rassemblement est indispensable.
Cela s’accompagne de la nécessité de construire du commun, d’élaborer un projet neuf et des pratiques neuves en concordance avec nos valeurs émancipatrices : lutte contre toutes les dominations, égalité, solidarité, liberté...
Nous décidons d’y travailler dès maintenant.
Nous nous exprimerons plus longuement sur les leçons que nous tirons de l’élection présidentielle et sur l’expérience des collectifs dès la séquence électorale close.

Parmi nous, des idées diverses se sont exprimées sur la manière de faire vivre nos engagements communistes. Certains doutent de l’utilité d’un espace communiste en tant que tel. D’autres souhaitent au contraire s’engager dans sa constitution. Tous, nous éprouvons le besoin de ne pas nous déterminer par rapport aux organisations existantes.

A chacun nous proposons de poursuivre le dialogue et de contribuer à définir ce lieu politique. Nous l’envisageons comme un espace en construction permanente.

Nous voulons que cette association soit un outil d’élaboration, de mise en commun, d’initiatives, et soit ouverte à tous ceux qui se vivent comme communistes, indépendamment d’une éventuelle appartenance politique. Une association pour la réflexion et pour l’action. Nous voulons aussi affronter le problème de la dispersion et de la démobilisation des communistes.
Nous recherchons la mise en réseau de lieux autonomes construits localement - par département, par région .

Nous approfondirons nos débats et tenterons de dégager des propositions lors de notre université d’automne. Celle-ci sera en particulier l’occasion d’enrichir la discussion sur le communisme et son avenir, de faire le bilan de nos premières expériences, de revenir sur le nom et sur la structuration de notre association.

noureddine elkarati 30/05/2008 18:29

bonsoir pierre
au momoment où s'engage de nouveau le débat sur la nécessaire contruction d'une nouvelle force de gauche ,je tenais absolument à faire connaitre ce texte signé notemment de clémentine autain ,il est trés intéressant !
noureddine : communiste unitaire


Adresse aux initiateurs du NPA
LE MONDE | 29.05.08 | 13h19 • Mis à jour le 29.05.08 | 13h20


Cher(e)s camarades,
Forts de la popularité d'Olivier Besancenot, vous proposez de lancer une nouvelle organisation politique, surnommée le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Consternés par l'état de la gauche, nous sommes ravis que vous fassiez une proposition. On ne peut malheureusement pas en dire autant des autres organisations de la gauche critique : PCF, Verts, gauche du PS n'ont à ce jour rien soumis de tel. Nous avons manqué une occasion historique de bâtir une force nouvelle avec l'échec de la candidature unitaire antilibérale en 2007. Si vous avez votre part de responsabilités, nous sommes prêts à passer outre aujourd'hui, tant les torts sont partagés.


Pourtant, plusieurs éléments nous incitent à la prudence. Si nous sommes d'accord avec la nécessité de créer une nouvelle force, la question est de savoir quelle organisation constituer et comment. Le dépassement de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) par le nouveau parti sera-t-il réel ou de pure forme ? Il est troublant de constater la posture de fermeture de la LCR à l'égard des différents acteurs et courants de la gauche naguère appelée "antilibérale", au moment même où l'organisation est censée s'ouvrir et muter. Les rencontres initiées par la LCR auprès de ses partenaires potentiels restent quasi introuvables.
La volonté de s'adresser aux seuls "héros du quotidien", au détriment des forces constituées de la gauche de gauche, n'est-elle pas une manière de construire à partir de la seule matrice trotskiste ? Si nous sommes convaincus des limites d'une construction "par le haut" de la force nouvelle - ces tentatives ont, il est vrai, à plusieurs reprises échoué ces dernières années -, nous pensons que l'on ne peut faire l'impasse sur la recherche active d'un spectre suffisamment large de sensibilités, de cultures et de traditions de la gauche d'alternative pour pouvoir engager un mouvement populaire et durable. Si la LCR s'est ouverte aux catégories populaires, elle est encore très loin d'être le "grand parti de la classe ouvrière" ! Avez-vous, au fond, renoncé réellement à rester purs entre vous, dans l'attente du Grand Soir ?
Pensez-vous que la LCR possède, à elle seule, les ressources pour fabriquer le parti politique dont la gauche a besoin, capable de rivaliser avec le PS ? L'enjeu est de résister à cette droite arrogante qui démantèle les acquis sociaux, joue sur les peurs et promeut à tous les niveaux la concurrence entre les individus. Il est urgent de répartir les richesses autrement, de changer de modèle de développement, de repenser les conditions de nos libertés et la définition de nos droits.
Une posture uniquement défensive ne fera pas le compte. Or, le concept phare du NPA, l'"anticapitalisme", ne contient-il pas cette limite dans son intitulé même ? Se définir "pour" et non "contre", porter un projet et non un cahier de revendications, nous semblent des conditions incontournables pour convaincre et faire avancer nos objectifs. Car nous avons à concourir sérieusement dans le cadre démocratique, ne serait-ce que pour le transformer.
On nous rétorquera que la rue, la grève, la contestation sont les moteurs des ruptures. C'est vrai. On en a aussi vu les limites, en 1968 ou en 1995. Faire l'impasse sur la traduction des contestations dans le champ politique attise les conservatismes. L'enjeu est de construire un autre rapport de force interne à la gauche et de combattre la division du travail : "au PS la gestion et à nous la contestation". Enfin, vous prônez l'indépendance vis-à-vis du PS : cela nous convient, à la condition de ne pas fermer le débat sur les conditions et les formes de cette indépendance.
En dépit de ces préoccupations qui rendent de très nombreux militants actuels ou potentiels frileux à votre égard, qu'est-ce qui nous séduit ? Une proposition nouvelle (enfin), nous l'avons dit. Un enthousiasme partagé, notamment dans les catégories populaires, pour les prises de parole d'Olivier Besancenot qui donnent un coup d'air frais à des débats politiques poussiéreux et ronronnants. Une clarté de positionnement : à gauche, pas un peu, pas en tortillant ni en s'excusant, mais franchement.
Un propos à la fois idéologique, permettant de garder le cap à gauche, et concret pour parler du quotidien à des millions de gens, des conséquences palpables des politiques réactionnaires comme de la logique capitaliste. Une solidarité avec les luttes quand d'autres traînent les pieds pour apporter leur soutien. Une participation active à la reconquête de l'hégémonie culturelle, en popularisant la nécessité d'une autre répartition des richesses, le soutien aux sans-papiers comme aux paysans du Sud, victimes du productivisme, la défense intransigeante des services publics...
Une gauche fière de son ancrage, en phase avec les mobilisations, qui met en cause tous les rapports de domination, assume le renouvellement générationnel pour parler au monde d'aujourd'hui et propose de dépasser les clivages anciens - Olivier Besancenot a d'ailleurs coutume de dire qu'il n'est pas trotskiste. Ce dernier apparaît comme un jeune homme de son temps, un acteur politique qui donne envie de se battre, de s'engager. Comment la gauche peut-elle profiter, dans la durée, de ses atouts ? Comment traduire en force politique ce que tant de gens attendent de lui, sans pour autant se laisser prendre à la magie des baromètres de popularité, qui lui sont aujourd'hui favorables ?
Dans ce que vous donnez à voir, il existe des contradictions, des ambiguïtés. Une clarification entre une option visant à cultiver le petit pré carré de l'extrême gauche et une autre à même de jouer grand angle permettrait d'emmener le plus d'énergies possible. Tel est le sens de ce message. C'est un débat politique constructif que nous voulons ouvrir publiquement avec vous.
________________________________________
Clémentine Autain, féministe ;
Luc Boltanski, sociologue ;
Elisabeth Claverie, ethnologue ;
Frédéric Lebaron ;
Michel Onfray, philosophe ;
Arnaud Viviant, écrivain et journaliste.
Article paru dans l'édition du 30.05.08.