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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Voici un article de JJ Boislaroussie des alternatifs

Publié le 25 Avril 2008 par pierre laporte

C'est article est discutable mais il reflète bien les interrogations politiques du moment à la gauche du PS, quand je le qualifie de discutable c'est que certains points de départ du raisonnement sont discutables, mais la problématique d'ensemble est assez bien posée.
samedi 19 avril 2008

popularité : 6%

1 - Une accélération de la demande d'organisation

Elle repose sur trois phénomènes d'inégale importance :
- La perspective d'affrontements avec une politique de droite qui se veut inchangée malgré le résultat calamiteux des municipales et cantonales. _ Ce qui est en cause, c'est la possibilité d'une situation difficilement rattrapable sur le plan d'un certain nombre de droits sociaux, des services publics, de la précarisation : des affrontements sociaux durs sont à envisager.
- La domination du PS à gauche, confirmée lors de la dernière séquence électorale, avec un début de capacité d'organiser un champ de rassemblement allant de secteurs du MODEM au PCF.
- Accessoirement, l'offre de nouveau parti anticapitaliste dans le champ politique,offre partielle mais qui interpelle d'autres secteurs.
OUI LA QUESTION DE L'ORGANISATION POLITIQUE EST ACTUELLE

2 - Une nécessaire lucidité

Il n'y aura pas, à échéance de plusieurs années, une organisation unifiée des "antilibéraux" ou "anticapitalistes", et le discours rituel sur ce point (souvent tenu au sein des collectifs antilibéraux ou de MAG a défaut de perspectives concrètes) risque fort de sacrifier le possible à l'illusoire. La LCR ne dérogera pas à sa ligne de construction du Nouveau Parti Anticapitaliste, espérant regrouper tout le possible et marginaliser durablement le reste, le PCF, qui garde des forces non négligéables, est loin d'en avoir fini avec l'introspection.

Plus profondément, le travail sur le projet et les formes politiques dessinant une alternative est encore en cours, nous n'avons donc le choix que de solutions partielles.

Si nous partons du principe qu'une gauche alternative, écolologiste, autogestionnaire, altermondialiste est un courant à part entière du camp libéral, nous devons penser notre orientation à partir de deux priorités qui ne se recoupent pas mais s'articulent

- construire l'unité antilibérale anticapitaliste, construction qui se fera dans la diversité ;
- construite la composante alternative autogestionnaire écologiste du champ antilibéral/anticapitaliste.

3 - Être au clair sur le rôle des Alternatifs

Notre organisation peut se situer dans trois configurations (sans tenir compte de combinaisons complexes entre ces trois formes)
A/l'indépendance complète
B/ la participation à un front commun antilibéral/anticapitaliste
C/ la présence comme courant au sein d'une organisation anticapitaliste unifiée

L'hypothèse C n'est pas à l'ordre du jour, nous nous situons actuellement dans l'hypothèse A et mettons en avant la perspective du front commun hypothèse B, seul à même de peser à gauche du social-libéralisme (sauf a penser qu'une LCR élargie à 3 ou 4%, les Alternatifs élargis, ou un PCF dans et hors du champ d'influence du PS peuvent SÉPARÉMENT jouer ce rôle, en laissant de côté des dizaines de milliers de non-encartés).

Notre présence au sein des collectifs unitaires est justifiée par cette orientation de front commun, de coalition, un peu à l'instar de l'Arc-en-Ciel italien (dont les contenus politiques méritent par ailleurs analyse critique).

En même temps, nous devons poser avec clarté l'enjeu de la construction d'une organisation alternative solidement implantée.

Les difficultés sont nombreuses sur ce chemin

- Le refus ou la réticence de courants organisés au niveau national (alterekolo, minoritaires de la LCR, communistes unitaires...) à avancer vers une force politique nouvelle.
- Notre propre faiblesse, tout en ne sous estimant pas l'importance de disposer d'un outil politique sortant quelque peu du localisme, et capable d'interventions coordonnées au niveau hexagonal.

La tendance lourde dans les mouvances que nous cotôyons à contourner la question d'une organisation politique :
- quand le local tourne au localisme ;
- quand le refus de la bureaucratisation empeche de penser les mises en commun et centralisations nécessaires ;
- quand l'alternative "en soi", la somme des pratiques locales et sectorielles, contrarie l'ambition de l'alternative "pour soi", le projet, la pratique de masse

Nous avons quelques atouts, notamment le fait d'avoir suffisamment ancré notre collectif militant pour penser notre action à moyen terme (ce qui n'est le cas ni des collectifs unitaires, ni de groupes locaux divers).

Nous devons dans les mois qui viennent :

- Ouvrir les Alternatifs à de nouveaux adhérent-e-s et groupes militants : il ne s'agit pas de proposer l'embrigadement ou un engagement messianique, mais d'étoffer l'outil existant, que nous avons transitoire sans mesurer la durée de cette transition, et nécessaire.
- Engager des dynamiques locales de convergence avec des groupes et collectifs pouvant se réclamer de la gauche alternative, avec un fil à plomb : ne pas instrumentaliser les démarches ET ne pas nous laisser entrainer dans les logiques localistes, car les dynamiques locales n'ont de chance de s'inscrire dans la durée que dans une ambition de construction globale.
- Être attentifs à l'évolution de secteurs dégagés par la crise des Verts.
- Nous adresser dans les collectifs unitaires à celles et ceux qui s'interrogent sur une organisation politique alternative : il ne s'agit pas de vampiriser les collectifs ou de les dévier de leur dimension unitaire, à laquelle nous adhérons, mais d'avancer avec les composantes qui le voudront

Jean-Jacques Boislaroussie (Paris Sud, Exécutif)

 
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ludo 05/05/2008 16:04

Cet article me fait un peu penser à la réponse de la Lcr paru dans "Rouge" il y a quelques semaines, suite à une rencontre avec le secrétariat de la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires...les collectifs locaux n'auraient, apparement, pas grande légitimité, ne représenteraient pas grand chose, en fait seuls les "autres" -auteurs des articles en question- semblent en mesure d'organiser le rassemblement...mais lors de la synthése des dits articles, miracle, il faut s'appuyer et/ou ouvrir la porte aux collectifs unitaires !!!
Si nous sommes si peu de chose, pourquoi négliger nos actions juste pour tenter une VAINE récupération d'adhérents.
Les Collectifs Unitaires sont un des maillons des forces antilibérales, anticapitalistes, écologiques, féministes, et tant que tel mérite un peu plus de respect que ce qu'il leur en est fait actuellement.
La construction d'un mouvement large antilibérale, n'en déplaise à la Lcr et à d'autres, ne peut se faire autour d'un seul parti et/ou d'une seule organisation, à moins de postuler à n'être encore et toujours qu'une gauche de témoignagne.
Il est grand temps que chacun arrête de se gargariser d'être plus "anti" que tous les autres et de s'assoir enfin aux mêmes tables, locales, nationales, européennes et mondiales, pour une véritable structuration du mouvement d'alternative au libéralisme.
Marre des écrits, des actes !
Ludo, membre d'un "collectif unitaire".

noureddine elkarati 25/04/2008 23:32

bonsoir pierre
il n'a pas tort sur un point important qu'il souligne dans son artcile ,car il classe une certaine logique anti-libérale dans le camp du libéralisme ,moi j'ai une certaine reserve vis àvis de la pensée écolgique ,je me souviens au moyen âge ,moi abderhamne ibn khaldoun ,j'avais une grande méfiance vis à vis des commerçants qui nous soutenaient contre le pouvoir en place ,li'dée de liberté d'entreprendre ,nous la vulgarisions ,bien malgré nous .je me suis réveillé à Tremblay en 1990 avec un capitalisme sournois et en plein essor .mais moi contrairement à lui ,à cet alternaif ,je crois à la force de l'oranganisation des jacques ,l'équivalent du pcf à mon époque entre 1332 et 1406 ,j'ai pensé avant ma mort au caire ,que je serai un jancque ,un pcf ,un pauvre dans un parti contre les riches ,j'ai toujours cru à la lutte des classes avant même marx (la notion de Tabaquat dans mes travaux du passé ) .cet alaternatif ne croit en défenitive en rien ,car fondamentalement nous savons pas l'avenir de possible structure du camp antiliébéral .j'ai donné moi point de vue hier sur ton blog au sujet des refondateurs communistes .moi je le reincarné ,abadrehamne ou noureddine ,je crois à la force de la notion de parti ,qu'il faudra penser à dépasser .sincerement ,je crois quelques fois comme lui ,dans les réunions du mercrédi que nous gérons les contradictions d ela bourgeoisie et son état ,surout quande nous ne mélons du dosssier de l'écologie.mais il ne fait pas aimer ce point de vue ,par exemple ,le pcf ne s'est pas allié au modem lors des deniéres élections ,et le ps ne strcuture pas le camp antilibéral .en fait il est nul cette article .la logique des refondateurs communistes finira par contruire un monde plus ancré à gauche que l'on croit .car ce monde est hyper dominé par la bourgeoiie et le capitalisme ,il n'y même plus à manger sur terre (les émeutes de la faim dans le monde au Sénégal par exemple .
l'espoir dans un monde meilleur se contruit dans le messianisme ,ausi dans le messianisme .c'est un raticle nul cet alternatif ne croit pas au communisme ,ni à l'idée communiste .
noureddine elkarati un refondateur communiste