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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

La LCR licencie ses dissidents

Publié le 28 Mars 2008 par pierre laporte

Le titre à lui seul nous pose des questions sur la nature du nouveau parti que la LCR veut construire

La direction de la LCR licencie son principal opposant

LE MONDE | 27.03.08 | 16h04  *  Mis à jour le 27.03.08 | 16h04


a direction nationale de la LCR ne supporte plus les critiques trop fortes de ses opposants. Lors de sa dernière réunion plénière, les 13 et 14 mars, elle a décidé de "dépermanentiser" son principal opposant, Christian Picquet. En clair, de le licencier après vingt-huit ans de service.

 

Prenant "acte" de la volonté du courant de M. Picquet (Unir) de se maintenir en tendance publique, c'est-à-dire avec son expression propre, le texte sanctionnant le dissident explique qu'il "n'est plus permanent de la LCR" et que cette "décision politique" prend effet immédiatement. La direction estime que le maintien en courant décidé par les amis de M. Picquet, au moment où la LCR lance son projet de "nouveau parti anticapitaliste", est un "mauvais signe". "Il y a un problème de clarification politique. On ne peut plus travailler ensemble", justifie Pierre-François Grond, membre du bureau politique.

Depuis mai 2006, à l'occasion d'un appel en faveur d'une candidature unitaire antilibérale à l'élection présidentielle, que Christian Picquet avait signé contre l'avis de la majorité de la LCR, les militants de la minorité n'ont pas caché leurs préférences : critiques publiques de la candidature "en solo" d'Olivier Besancenot, participation aux meetings des antilibéraux ou encore, au soir du premier tour des législatives, communiqué appelant à voter à gauche contre l'avis de leur parti. La direction avait pris une première mesure, début 2007, en interdisant à M. Picquet de représenter la LCR dans les réunions avec d'autres organisations. Elle lui reproche aujourd'hui de ne "plus assumer ses responsabilités de direction".

Pour la minorité, la mesure prise contre son dirigeant relève d'un "licenciement politique". "On cherche à se débarrasser d'un courant critique alors que de nombreux militants se posent des questions", explique M. Picquet. "Le pluralisme dans le nouveau parti, c'est mal barré. Certains ont même voté la sanction le poing levé", assure Alain Faradji. "C'est douloureux car le statut de Picquet, c'est aussi un symbole", lâche Francis Sitel, un de ses proches.

M. Picquet est en effet une des figures de la LCR, principal porte-parole de la minorité mais aussi un des piliers de Rouge. Entré en 1968 à la "Ligue", il est de ceux qui ont "tenu" l'organisation lors des années de vache maigre. "Faut pas en faire un drame, on lui trouvera quelque chose", assure Alain Krivine, qui ajoute : "Prétendre qu'il y a de la répression politique à la Ligue, ça fera rigoler !"

"Personne n'est permanent à vie", tranche M. Grond. "Les moyens de l'orga doivent être mis à la disposition de ceux qui appliquent la ligne majoritaire. Il faut que la minorité assume son centre de gravité à l'extérieur de la LCR." Une manière de pousser dehors des opposants qui jurent, eux, qu'il n'est "pas question de déserter".

 

Sylvia Zappi

Article paru dans l'édition du 28.03.08



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noureddine elkarati 28/03/2008 09:10

bonjour pierre
pour moi c'est un moment heureux ! je suis trés heureux ! même trés heureux .l'espace poltique de la gauche de la gauche se reconstruit ! moi même je viens d'être censuré par le site des communistes unitaires ! les choses se clarifient ! on vit une période passionante sur le plan politique ! le section de Tremblay du pcf ne veut pas moi comme secrétaire de section ! .tous les jours j'analyse la situation politique /