Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Congrès de la LCR un article de Christian Piquet

Publié le 25 Janvier 2008 par pierre laporte in Créer une nouvelle force politique à gauche

La direction de la LCR marche cul par-dessus tête»

Christian Picquet, chef de file de la minorité «unitaire» de la Ligue.

Recueilli par MATTHIEU ÉCOIFFIER

QUOTIDIEN : vendredi 25 janvier 2008

C’est aujourd’hui que la Ligue communiste révolutionnaire, réunie en congrès à la Plaine-Saint-Denis en région parisienne, doit débattre du lancement du nouveau parti anticapitaliste, auquel adhère une majorité de plus de 80 % des délégués. Christian Picquet, chef de file de la minorité «unitaire» - qui pèse «14 % en raison, selon lui, des effets collatéraux de l’échec de la candidature unique à la présidentielle» - critique la stratégie d’Olivier Besancenot et de la direction de la LCR.

Pourquoi critiquez-vous la stratégie de lancement du nouveau parti ?

Je crains que la direction de la LCR ne s’enferme dans une illusion : croire que l’écho d’Olivier Besancenot se traduira mécaniquement en une nouvelle construction politique. Sur le fond, Olivier Besancenot n’a pas tellement bougé de sa ligne gauchiste. Hormis sur une chose : il a compris que la Ligue ne pouvait être le réceptacle naturel des attentes qu’il suscite lui-même. Il a donc enclenché un dépassement de la LCR. Le problème, c’est qu’il s’est arrêté sur la forme.

Quels sont vos points de désaccord ?

A mesure que le projet se concrétise, la définition du nouveau parti se veut de plus en plus «révolutionnaire» et prétend ne s’adresser qu’aux seuls «révolutionnaires». Les gens vont donc comprendre que les bases proposées sont celles de la LCR aujourd’hui et qu’elle veut les instrumentaliser. Cela risque d’avoir un coût politique élevé : le refus de discuter avec les sensibilités antilibérales existant par ailleurs, du PCF aux gauches dans le PS en passant par les forces alternatives, pour en appeler aux seuls «anonymes» dans les luttes, aux «héros du quotidien».

C’est un risque à vos yeux ?

Oui, c’est celui d’une démarche cul par dessus tête : on définit tout à l’avance, la base politique - «révolutionnaire» -, le périmètre - seulement les anonymes et les acteurs de terrain - et le calendrier. Comment dire après aux futurs adhérents : venez, on va tout décider à égalité avec vous. Ils veulent une formation qui rassemble le meilleur des traditions de la gauche anticapitaliste. Son pluralisme est une nécessité, sauf à penser que la LCR seule peut réaliser la synthèse indispensable.

Ce nouveau parti ne peut-il pas fédérer l’extrême gauche ?

La réalité, c’est que nous n’avons pour partenaires que des petits groupes, même pas LO, ni sa minorité ou Alternative libertaire. Au total, moins de 2 000 personnes se sont rendues aux réunions sur le nouveau parti : on est très loin du compte pour prétendre incarner une alternative disputant l’hégémonie du PS à gauche. C’est d’autant plus regrettable qu’au PCF le tabou d’une autre forme du parti commence à être levé, tandis qu’au PS ou chez les Verts certains posent la question d’une nouvelle force, et qu’au sein des collectifs antilibéraux des milliers d’inorganisés aspirent à du nouveau. Voilà pourquoi la LCR doit agir «grand angle» et pas «petit bras».



http://www.liberation.fr/actualite/politiques/306032.FR.php

 :
 

--~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~
Vous avez reçu ce message, car vous êtes abonné au groupe Groupe "Débat_Communistes_Unitaires" de Google Groupes.
 Pour transmettre des messages à ce groupe, envoyez un e-mail à
l'adresse Debat_communistes_unitaires@googlegroups.com
 Pour résilier votre abonnement à ce groupe, envoyez un e-mail à
l'adresse Debat_communistes_unitaires-unsubscribe@googlegroups.com
 Pour afficher d'autres options, visitez ce groupe à l'adresse http://groups.google.com/group/Debat_communistes_unitaires?hl=fr
-~----------~----~----~----~------~----~------~--~---
Commenter cet article

noouredine elkarati 29/01/2008 12:32

bonjour pierre
voic un exemple de la réussite de la gauche radicale en allemangne
La gauche radicale perce et dérange
NATHALIE VERSIEUX
QUOTIDIEN : mardi 29 janvier 2008
8 réactions
Die Linke (la Gauche) a réussi son pari : le jeune parti est parvenu à s’établir à l’ouest du pays, et même à y bouleverser le jeu jusqu’alors bien rodé des coalitions entre les quatre partis traditionnels : SPD, CDU, Verts et Libéraux du FDP. Le parti de la gauche radicale fondé par Oskar Lafontaine et Gregor Gysi a dépassé dimanche la barre des 5 % en Hesse (5,1%) et en Basse Saxe (7,1%) et s’assure ainsi une entrée historique dans ces deux Parlements régionaux, avec respectivement 6 et 11 élus.

L’avancée de l’extrême gauche est surtout lourde de conséquences pour le SPD et les Verts. Elle obligera vraisemblablement les Sociaux démocrates à conclure en Hesse une alliance «contre-nature» avec les chrétiens-démocrates, comme cela avait déjà été le cas à Berlin en novembre 2005.

«Espace vide». Die Linke est née en juin 2007 de la fusion entre la WASG (les déçus de la sociale-démocratie autour d’Oskar Lafontaine) et die Linkspartei-PDS (héritier de l’ancien Parti communiste est-allemand dont l’avocat Gregor Gysi est la figure de proue). Traditionnellement bien implantée en ex-RDA, die Linke avait réussi à entrer pour la première fois en avril 2007 dans un parlement régional ouest-allemand, à Brême. «Die Linke occupe de façon très intelligente l’espace laissé vide par le SPD sur sa gauche», constate le politologue Thorsten Faas de l’université de Duisbourg. Ex-sociaux-démocrates, abstentionnistes, altermondialistes, vote protestataire de gauche s’y retrouvent.

Le mouvement «profite» aussi de la paupérisation d’une frange de la société allemande depuis les réformes libérales du gouvernement Schröder. Et ce même dans les régions où le parti était jusqu’alors quasi inexistant : en Hesse, die Linke comptait, avant les élections, 2 000 adhérents seulement; et 2 600 en Basse Saxe. Mais les partis traditionnels, «toujours ancrés dans une logique de guerre froide», selon un sympathisant d’extrême-gauche, refusent toute idée d’une alliance avec ceux qu’ils considèrent comme les survivants de la dictature communiste. Or les alliances traditionnelles SPD-Verts ou CDU-FDP (Libéraux) ne sont plus possibles maintenant qu’il faut partager le gâteau du pouvoir en cinq.

«Créativité». Du coup, aucune majorité claire ne se dessine en Hesse. La percée de l’extrême gauche risque même de coûter au SPD une victoire qui lui semblait acquise : la tête de liste sociale -démocrate, Andraa Ypsilanti, refuse de gouverner avec le soutien de l’extrême gauche. Une coalition entre le SPD et la CDU semble inévitable. Gerhard Schröder avait de la même façon perdu le pouvoir en novembre 2005, en refusant une alliance pourtant possible en théorie avec les Verts et les néo-communistes. «Les partis traditionnels vont devoir faire preuve de créativité à l’avenir, prévient Thorsten Faas. La situation est tout à fait nouvelle en Allemagne. A plus ou moins long terme, on devra s’habituer à ce que désormais cinq partis et non plus quatre se partagent le pouvoir.»

noureddine elkarati 25/01/2008 14:24

article trés intéressant ....2000 personnes pour discuter de la création d'un parti anticapitaliste ...c'est peu .je suis persuadé que christian piquet sera un jour avec nous pour créer cette grande formation anti-libérale ,à gauche du ps .