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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

l'AJT 2002 2007

Publié le 7 Janvier 2008 par pierre laporte in Tremblay actualité

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L'AJT aujourd'hui ce sont des portes bleues en pied d'immeuble, au coeur de la cité,  à deux pas du terrain de basket.
L'équipement est constitué d'appartements convertis en salles associatives  Tous les mercredis ces salles accueillent un centre de loisirs associatif pour les 6 /12 ans. Le mardi et jeudi c'est le foot 2 rue et surtout le lundi mardi jeudi et vendredi c'est l'aide aux devoirs. Mais il ne faut pas oublier l'informatique pour les jeunes et  les adultes, la couture , la danse, les vacances etc..etc..
  Mais qu'y avait-il au départ de cette association? Un groupe de copains 5 du BD Lenine et 5 de la rue de la Paix qui voulaient faire des booms et jouer au football. Parmi lesquels Madani Ardjoune (qui  à l'époque pensait à autre chose qu'au budget de la ville). Noureddine Elkarati, Abdelwahab et Akim Benjebbour .
La municipalité leur fit confiance et leur prêta une salle mais rapidement leur demanda de se constituer en association, l'association étant la première année géree par des gens de la municipalité ensuite elle laissa les jeunes gérer seuls leur association.
 Ils ont considérablement développé le foot , organisé des concerts classiques, la fête de la cité
Aujourd'hui ce sont 300 adhérents et 500  familles qui viennent régulièrement à l'AJT.
Le bénévolat existe encore ce qui montre que la solidarité est toujours vivante, en arrivant aux portes de l'AJT j'ai rencontré notre graffeur (voir mes photos sur un autre article) il vient aider aux activités artistiques et lors de ma visite un jeune de l'immeuble qui aujourd'hui travaille comme technicien réseau dans une collectivité locale est venu rendre visite, quant il était enfant il venait à l'accompagnement au devoirs,aujourd'hui c'est lui qui gère les serveurs et les ordinateurs de l'AJT. Mais je reviendrai sur cette association.
Il me semble important de rappeler qu'il faut faire confiance aux jeunes pour les aider à réaliser leurs rêves mêmes modestes, qu'en retour on en attend rien de précis mais que la solidarité est au rendez vous.

Ce qui est vrai d'hier l'est plus encore aujourd'hui.
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noureddine elkarati 18/01/2008 08:00

bonjour pierre
sur le rôle du soutien scolaire et la mobilité scolaire des jeunes beurs ,voir cet article trés interssant ,sur la montée sociale des élites issus de l'immigration dans l'enseignement

L’enseignement, débouché sans préjugés pour enfants d’immigrés
Intégration. Selon une étude, de plus en plus de profs sont issus de l’immigration.
VÉRONIQUE SOULÉ
QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008
24 réactions
«Dans ma famille, ils sont contents pour moi. C’est encore plus prestigieux parce que je suis maghrébin. C’est pas comme si j’avais été fils d’instituteur. Ça fait une promotion sociale d’un coup ! C’est vrai que d’enseigner le français alors que ma mère ne le parle ni ne l’écrit, ça fait encore plus plaisir.» Avant d’enseigner, Hassan avait tâtonné, essayant le droit puis la communication. Il avait aussi fait des tas de petits boulots - ouvrier du bâtiment, livreur de médicaments, vendeur sur les marchés… Enseigner, il n’y pensait pas. «Peut-être parce que j’avais l’horizon trop restreint.»

«Modèle». Hassan est l’un des témoins de l’une des rares études consacrées aux enseignants issus des immigrations (1). Loin des images de banlieues en feu, elle renvoie une vision plus optimiste. Et décrit un phénomène mal connu : les jeunes issus de l’immigration se dirigent de plus en plus vers l’enseignement, un monde qu’ils jugent neutre et moins perméable aux discriminations. Alors que l’école n’arrive plus à gommer les inégalités, les creusant même parfois, «pour eux l’ascenseur social fonctionne encore. Ils sont même les produits achevés du modèle républicain», assure le sociologue Aïssa Kadri, qui a dirigé la recherche commandée par le syndicat SE-Unsa.

Le mouvement a débuté au début des années 90, avec le sentiment de plus en plus aigu d’un rejet par le monde du travail et avec le chômage dans les cités. Il s’est accentué ces six ou sept dernières années. Simultanément, de plus en plus de jeunes issus de l’immigration se sont engagés dans l’associatif, l’humanitaire et la fonction publique en général - la santé, par exemple. Selon Aïssa Kadri, aujourd’hui ils constituent près de 30 % des candidats aux concours pour être enseignants dans l’académie de Créteil, dans la banlieue parisienne. La tendance touche aussi l’enseignement supérieur. Selon une enquête réalisée en 2003 auprès des 1 022 étudiants de deuxième année de l’IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) de Créteil, qui s’apprêtent donc à enseigner dans le primaire et le secondaire, 18 % sont «issus des immigrations» - au moins un de leurs parents est de nationalité étrangère ou né à l’étranger. Il faudrait aujourd’hui revoir ce chiffre à la hausse.

Origines. En majorité, ces enseignants sont d’origine maghrébine - d’abord d’Algérie -, mais aussi d’Afrique subsaharienne, d’Europe du Sud et de l’Est. A titre de comparaison, la population totale immigrée en Ile-de-France est de 14,7 %. Dans certains établissements de Seine-Saint-Denis, ils forment la majorité des enseignants. On compte aussi des CPE (conseillers principaux d’éducation), des directeurs et des adjoints d’établissement. Mais l’évolution s’est faite sans bruit. Comme s’ils s’étaient fondus dans la masse au point de faire désormais partie du paysage. A bien des égards d’ailleurs, ils ne se distinguent guère de leurs collègues : ils croient au modèle républicain, à l’intégration par l’école et aux valeurs laïques. Comme «les Français de souche», ils déchantent aussi devant un métier qui se dévalorise et devant leur impuissance face à tous les problèmes qui rejaillissent à l’école. Enfin, les femmes sont aussi très majoritaires à choisir ce métier, notamment dans le primaire. Reste que, pour tous, un facteur a été décisif dans leur réussite : l’investissement et le soutien de leurs parents. «Sinon, en raison de leurs origines - 70 % sont issus des couches populaires, essentiellement ouvrières -, ils étaient voués aux filières courtes», souligne Aïssa Kadri. Ils ont toutefois des particularités. D’abord, ils s’intéressent à ce qui se passe dans le monde et en France, et sont effrayés par l’indifférence de leurs collègues. Ensuite, même s’ils ne veulent pas être «le beur de service», ils se sentent souvent une responsabilité particulière à l’égard des élèves issus de l’immigration. Et savent qu’ils sont regardés autrement. «Pour ces élèves, le professeur est l’un des leurs et il a réussi, c’est donc un motif de fierté, explique Aïssa Kadri, mais d’autres se disent : on va en profiter, avec lui on va pouvoir négocier.»

En classe. Les enseignants eux-mêmes réagissent de façon contradictoire. «Je n’ai pas à être un modèle», tranche cette jeune prof. «Un jour, poursuit-elle, un élève me dit : "Madame, mes parents ne parlent pas français." Je réponds : "Ce n’est pas grave, vous venez avec eux et vous traduirez." Je n’ai pas à être le centre, comme si je devenais pour eux quelqu’un de très important. Justement, là, on crée une connivence et un lien.» Un autre jeune enseignant explique au contraire comment il utilise cette proximité. Une élève, Amel, se met à lui parler en arabe : «Je lui ai alors dit en français : "Ecoute, ce n’est pas possible de faire ça ; je ne suis pas ton copain, je suis enseignant. Tu parles arabe, je parle arabe, tant mieux pour nous. Si un jour il y a un problème, je pourrai appeler tes parents en arabe."» Le prof commente ensuite la situation : «Ils s’étaient dit dans la classe : avec lui, on va rigoler. Ils ont vite déchanté, je leur ai dit qu’il y avait des limites et que s’ils ne les respectaient pas il y aurait de petits soucis, Il y en a qui ont apprécié, ils m’ont dit : "On aime bien comment tu fais tes cours." J’ai demandé si j’étais trop sévère, ils m’ont dit que non, que c’est justement ce qu’il faut.»

Parmi les autres différences, ces nouveaux enseignants préfèrent les matières scientifiques - maths, physique, SVT, éco-gestion - et l’histoire. Ils se sentent moins à l’aise en français. Sur la crise de l’école, ils dénoncent comme les autres le manque de moyens. Mais ils renvoient bien davantage au contexte, à la surmédiatisation et à l’air du temps qui nourrissent les clichés. Enfin, les plus jeunes rêvent d’une école où l’on valoriserait la diversité et où l’on enseignerait l’histoire de l’immigration. L’étude les appelle les «écorchés vifs».

(1) Les Enseignants issus des immigrations d’Aïssa Kadri, Fabienne Rio, Frédéric Charles et Florence Legendre, éd. Sudel. www.sudel.fr

bratavan 16/01/2008 12:14

Conseil pour grandir.
Certes les anciens combattants, mais pas la nostalgie, car elle ne fait pas avancer le "scmilblik" mais actuellement les anciens combattants aimeraient avoir l'aide de nouveaux combattants pour relever les défis qui sont de plus en plus difficiles, l'éducation populaire c'est donner de son temps (Comme les anciens combattants)et n'atttendre en échange que la satisfaction d'avoir aider les autres.
Maintenant pour aider les nouvelles forces de la jeunesse il faut qu'elles se manifestent pour que l'expérience des anciens leurs soient bénéfiques.Même si "l'expérience n'est qu'une lanterne accroché dans le dos qui n'éclaire que le chemin parcouru" dixit CONFUCIUS
Bratavan

noureddine elkarati 12/01/2008 00:08

bonsoir conseil pour grandir
mea culpa ,ce travail doit être fait ,l'ajt doit évoluer ,mais on a des faibles moyens ,et si cela chaneait dans le quartier ? et si une nouvelle impulsion prenait forme ? il ne fait pas perdre espoir ,il faut aussi se battre même contre nous ........moi ,noureddine je suis pret à vous aider à faire le trait d'union entre les jeunes et les anciens combattans Noù peux t'on vous contacter ? il ya madani ardjoune ,il ya ben à l'ajt ,il ya moi ,morad bedar . nous sommes pret à vous aider .gardez espoir! l'ajt a besoin de vous en fait . vous pouvez compter sur moi ,appellez moi pour discuter noureddine au 0148 606105. la jeunnesse n'estpas un vain mot (pierre bourdieu)

CONSEIL POUR GRANDIR 11/01/2008 22:28

les anciens combatants, d'accord la nostalagie mais l'éducation populaire ses aussis les nouvelles forces de la jeunesse qui faut prendre en compte et construire avec eux pour faire durer le mouvement...

noureddine elkarati 10/01/2008 01:50

bravo pour l'article ,un nom et un prénom manque à cette étude c'est celui de fabrice bichler! c'est ce dernier dont a besoin la ville ,c'est un homme aujourd'hui ,son crédo est toujours l'education populaire ...la ville a besoin de fabrice bichler ,c'était le "blanc" de la bande ,un autre nom manque à l'article c'est celui de morad bedard ,aujourd'hui employé de laville ...morad bedard a joué en équipe de france de fooblall minime !...il a un projet de reconversion aprés une vilaine maladie dans le cadre de l'ajt ..pierre soutiens le! ..ne pas oublier lyes bitam ...kamel machroub,boka ...et d'autres ...ceux qui ont crée l'ajt avec l'avec l'aide de la minicipalité communiste ,il ne faut pas oublier cette étiquette "communiste" étaient le groupe des "bacheliers" entre 1978 et 1981 ...donc les moins marginalisés des jeunes de l'époque .....l'ajt existe depuis plus de 20 ans ,elle tiendera encore 50 ans ou plus ,car elle est une association d'éducation populaire, à moment où l'on parle de la fin des banlieues rouges ...mais il ya aura toujours des " rouge banlieue.." ,c'est à dire des hommes ,des jeunes produit des classes laboieuses qui résisteront à la marginlisation de classe ...un autre monde est posssible ...mais sans la lutte contre l'exploitation on ne peut rien batir...vive l'ajt ,l'association des humbles ..des beurs ,des noirs ..des pauvres blancs ....son histoire est tous les jours en construction