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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Des références pour une autre consommation

Publié le 31 Décembre 2007 par pierre laporte in du local au global


Un autre article issu de  action conso  avec de très nombreuses références de sites qui pourront vous être utiles , n'oubliez pas de leur rendre visite  directement  et de les soutenir, voir  leur  adresse dans mes liens

Action Consommation : Agir par la consommation et agir pour consommer autrement
 
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lundi 31 décembre 2007    Fermer 
 

Acheter autrement
ACHETER AUTREMENT POUR UNE ECONOMIE LOCALE ET SOLIDAIRE
QUELQUES SUGGESTIONS

Les actes d’achat nous donnent l’occasion de réaliser des actions concrètes de solidarité et de respect de la nature. Complémentaires de l’action politique et citoyenne, ils permettent de soutenir les alternatives économiques qui ne pourront se maintenir, grandir et se développer (et notamment les réseaux de distribution) que si leur chiffre d’affaires le permet. Ils donnent aussi valeur d’exemple et d’incitation aux acteurs classiques de l’économie.

Les actes d’achat responsable constituent un véritable levier économique puisque ce sont bien les achats, quotidiens et ponctuels, des individus et des collectivités qui composent concrètement le chiffre d’affaires des entreprises.
Mais, au-delà de ce pouvoir d’agir économique, la consommation est aussi l’expression économique de l’attitude générale de chaque personne. C’est donc également le moyen d’appliquer concrètement dans notre vie quotidienne les principes que nous exigeons des entreprises, des politiques, de la société, des autres. L’évolution des modes de consommation et des comportements de chacun, à tous les niveaux, contribue bien, progressivement et de façon décisive, à la transformation collective et à la construction d’un autre monde.

Il existe quelques guides et annuaires qui permettent d’identifier les adresses locales. En tout état de cause, il est important de prendre contact et d’instaurer une relation la plus directe possible avec le producteur (ou le revendeur), en s’informant sur ses principes, méthodes et produits.

Si l’on évite les « temples de la consommation » que sont les grandes surfaces et autres centres commerciaux, c’est bien entendu à cause de la - généralement - mauvaise qualité sociale et environnementale des produits proposés et de leurs modes de fonctionnement , mais c’est aussi parce qu’ils incitent à consommer toujours plus, en nous donnant l’illusion d’acheter mieux et en nous maintenant quasiment en situation de dépendance.

 

« Comment peut-on songer à améliorer les relations humaines sur le plan social, sur le plan planétaire, si nous sommes incapables de le faire au niveau interindividuel ? »
Edgar Morin

« Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même. »
Théodore Monod

 
SUGGESTIONS - CONSEILS PRATIQUES
Alimentation

Au-delà de la meilleure qualité nutritive et gustative de ces aliments, manger bio c’est aussi, et peut-être avant tout, soutenir un mode de production agricole soucieux et respectueux des cycles naturels. Un label - le logo AB - garantit des produits contrôlés et certifiés par des organismes indépendants. Ils vérifient la bonne application du cahier des charges, soucieux des modes de production et du bien-être animal.
Pour connaître la liste des producteurs bio et des marchés bio de votre région, contacter la FNAB qui fédère les groupements régionaux d’agrobiologistes (GRAB et GAB) :
- FNAB (Fédération d’agriculture biologique des régions de France)
40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01 43 38 38 69 - fnab@fnab.org
Vous trouverez aussi dans les guides édités, et en vous renseignant localement, les boutiques et magasins distribuant des produits bio dans votre région. Il existe en France un réseau principal de magasins coopératifs de produits biologiques et écoproduits :
- Réseau Biocoop
22 cours Gambetta - 65000 Tarbes - T : 05 62 34 10 37 - infobio@biocoop.fr - http://www.biocoop.fr
Vous pouvez également vous abonner et recevoir chaque semaine un panier de légumes biologiques issus des Jardins collectifs à vocation d’insertion sociale du Réseau Cocagne.
- Réseau Cocagne
2, Grande Rue - 25220 CHALEZEULE - Tél. 03 81 21 21 10 - rc@reseaucocagne.asso.fr
Liste et adresses : http://jardinsdecocagne.free.fr/reseaucocagne/reseaucocagne.htm

Certains producteurs locaux ne sont pas homologués AB mais leurs modes de production sont quelquefois au moins aussi rigoureux que ceux du label. C’est en parlant avec eux, en posant des questions et en s’intéressant à leurs critères que l’on estimera si leur démarche répond à notre demande.
Par ailleurs, avant même la création du label national AB, des associations de producteurs avaient créé leurs propres marques. Elles s’obtiennent à partir de cahiers des charges spécifiques :
- Nature & Progrès
Fédération de consommateurs, transformateurs et de producteurs bio, en lutte contre l’intensification agricole, les OGM et les effets pervers de la mondialisation.
68 bd Gambetta - 30700 Uzès - 04 66 03 23 40 - nature.et.progres@wanadoo.fr
- Biofranc
Marque autonome issue de la FNAB
46170 Castelnau Montratier - tel : 05 65 21 88 06 - fax : 05 65 21 96 16
- Demeter
Marque internationale des produits qui répondent au cahier des charges spécifique de la bio-dynamie
5 place de la gare F-68000 Colmar - Tél. : 03.89.41.43.95 - Fax 03.89.41.49.51
Les trois associations, cofondatrices du label AB, ont dû s’en démarquer et ont rédigé, avec d’autres mouvements, une « charte des mouvements de la bio » : http://perso.wanadoo.fr/seves/charte.htm

Par ailleurs, il existe souvent, dans chaque département, une association « Produits et terroirs », association de producteurs agricoles locaux, visant à favoriser la rencontre entre les consommateurs et les lieux de production. (Les modes de production peuvent varier d’une ferme à l’autre. Il convient donc de se renseigner sur la démarche et les méthodes de chaque producteur.)
Contacter les institutions locales (Conseil général, Maison du tourisme,...)

Autres mouvements et sources d’information :
- ALLIANCE paysans - écologistes - consommateurs
40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01 43 38 06 28 - alliance@globenet.org
- Confédération paysanne
81 avenue de la République - 93170 Bagnolet - T : 01 43 62 04 04
http://www.confederationpaysanne.fr - contact@confederationpaysanne.fr
- FN CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural)
140 rue du Chevaleret - 75013 Paris - T : 01 44 06 72 50 - fncivam@globenet.org - http://www.civam.org

Cafés et restaurants alternatifs

r>Cafés et restaurants bio, végétariens, associatifs et/ou d’insertion, etc. : vous les trouverez certainement dans les guides édités, et en vous renseignant localement.

Restauration collective

Pourquoi de pas demander à l’école de votre enfant et à votre restaurant d’entreprise de vous proposer des produits bio ou issus d’une agriculture durable ?
Quelques associations travaillent sur le sujet :
- Alliance paysans - écologistes - consommateurs
Cette association mène une action en faveur des Cantines Bio.
40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01.43.38.06.28 - F : 01.43.38.06.87 -
alliance@globenet.org
- CIVAM du Gard
Aide localement collectivités et fournisseurs à mettre en place une logistique d’approvisionnement bio.
Domaine de Puechlong - 30610 Saint-Nazaire des Gardies - T : 04 66 77 11 12
- Cohérence (pour un développement durable)
A édité un dossier d’information « Bien manger en restauration collective » (fiche n°6)
2, rue Clairambault - 56100 Lorient - T : 02 97 84 98 18 - association.coherence@libertysurf.fr Commerce équitable

Les principes du commerce équitable consistent à travailler avec des groupes de producteurs défavorisés dans les pays du Sud, sur une base de relation durable ; payer un prix juste ; défendre les droits de l’homme au travail, préserver l’environnement et l’identité culturelle, fournir des produits de qualité, développer des liens entre producteurs et consommateurs. Il s’agit d’une relation d’échange équitable qui dépasse largement les notions de charité, d’aide et d’assistance.

Les acteurs du commerce équitable vendent des produits artisanaux mais aussi des produits alimentaires pour le quotidien. On peut donc régulièrement s’approvisionner auprès de ces acteurs en café, thé, cacao, chocolat, müsli, biscuits, quinoa (Bolivie), maftoul (Palestine), confitures et jus de fruits de produits exotiques.
Il existe plus d’une centaine de points de vente en France. Vous en trouverez la liste sur le site de la PFCE (plate-forme du commerce équitable) : http://www.commercequitable.org.
Les produits labellisés Max Havelaar sont également disponibles en grande distribution, mais n’oublions pas que cela contribue à valoriser un système contre lequel nous luttons par ailleurs, sans parler des marges bénéficiaires qui vont dans leur poche. Ici, il s’agit davantage de vente de « produits équitables » que de « commerce équitable » à part entière, le principe du commerce équitable incluant toute la chaîne, du producteur au consommateur, donc également la commercialisation et la communication .

À proscrire complètement : les produits auto-proclamés « commerce équitable » ou assimilés, développés par les marques et distributeurs traditionnels, attirés par les nouvelles demandes du consommateur et visant à récupérer la notoriété de leurs partenaires et l’expérience / le savoir-faire précédemment partagés, par exemple avec Max Havelaar. Ces produits ne font généralement pas l’objet de contrôles indépendants et n’ont d’équitable que le parfum du slogan marketing et publicitaire.

Vous pouvez aussi constituer un réseau local, comme l’opération « Couleur Café » créée à l’initiative d’Attac Nièvre en partenariat avec Artisans du Monde. Il s’agit d’un réseau de particuliers qui ouvrent les portes de leur domicile pour vendre des produits alimentaires de consommation courante issus du commerce équitable.
Contact : Bernard Camus (T/F : 03 86 60 12 91) - Stéphanie Picard (steph.picard@wanadoo.fr)

Tourisme
En l’an 2000, 697 millions de personnes ont parcouru le monde pour y passer des vacances. En 2020, on prévoit 1.6 milliards de déplacements. Ce qui nous paraît légitime l’est beaucoup moins pour le reste des 6 milliards d’habitants actuels de notre petite planète !
Les conséquences sociales et environnementales du tourisme de masse sont souvent catastrophiques pour les régions d’accueil, sans parler des nuisances liées aux transports utilisés (pollutions, bruit, etc.).
On peut donc se poser la question : avons-nous vraiment besoin de partir si loin, si longtemps ou si souvent,� ? Que fuyons-nous donc dans notre vie quotidienne pour avoir ce besoin de s’évader ?
Mais le tourisme est aussi un moyen de rencontrer l’autre (et souvent aussi une recherche de soi-même), de découvrir d’autres paysages, d’autres modes de vie, d’autres civilisations, en un mot : de s’ouvrir au monde.
À nous donc de trouver d’autres façons de voyager !
Action Consommation vous propose quelques pistes dans l’espace thématique « Tourisme »

Achats par correspondance

Quand les magasins sont trop éloignés et que le temps nous manque
Voici quelques suggestions d’adresses pour vos achats par correspondance (sur catalogue ou sur internet) - liste non exhaustive et à titre indicatif uniquement.
NB : Privilégier les implantations régionales, de façon à limiter les transports individualisés.

Alimentation
Un certain nombre d’acteurs proposent par correspondance des produits issus de l’agriculture biologique et écoproduits. Quelques exemples :
- Vivrebio
« La porte ouverte sur la bio » : épicerie bio, produits frais, éco-produits, cosmétiques, � http://www.vivrebio.com/
- La Halle au bio
« Des produits biologiques authentiques en direct de producteurs et artisans locaux »
http://www.la-halle-au-bio.com
- Biodoo.com
« Votre supermarché de produits bio et naturels »
http://www.biodoo.com

Maison
- La Maison de l’écologie, près de Grenoble, propose un catalogue de produits écologiques à la vente par correspondance, une sélection parmi les produits en vente dans le magasin (choisis pour leur qualité et parce qu’ils causent le minimum de dégâts à l’environnement tant à la fabrication qu’à l’usage) : cosmétique et hygiène - librairie, papeterie - cuisine, droguerie, entretien - peintures - matériaux, isolation, sols et jardin - solaires, eau, électricité, chauffage - literie - sièges ergonomiques.
Publie également en ligne des articles d’information sur l’écologie, notre environnement, les matériaux, etc. - « La maison, notre troisième peau ! »
Parc naturel régional Chartreuse - Bouboutière - 38960 Saint Aupre
T : 04 76 06 09 99 - F : 04 76 55 35 38
http://www.maison-ecolo.com
- biorespect.com propose des produits écologiques 100% naturels et issus de cultures biologiques contrôlées : bijoux, cuisine, jeux, literie, livres, maison, multiproduits, santé, vêtements.
http://www.biorespect.com

Jardinage
- jardinage-bio.com : « Votre jardin est un espace de loisir et de détente, il peut également vous apporter fruits et légumes, que vous aurez plaisir à consommer avec votre entourage. Des méthodes simples et efficaces permettent à tous de jardiner NATURELLEMENT en limitant au maximum l’emploi de produits chimiques de synthèse dont les effets directs et indirects sur notre environnement sont souvent néfastes ou mal connus. »
Conseils, forums et catalogue :
http://www.jardinage-bio.com/guide.php3
- L’association Kokopelli (anciennement « Terre de Semences ») lutte pour préserver les ressources génétiques dans le domaine alimentaire. Elle propose une collection de variétés unique au monde : près de 2000 plantes potagères, céréalières, aromatiques.
131 impasse des Palmiers - 30100 Alès - T : 04 66 30 64 91 - F : 04 66 30 61 21
Kokopelli.assoc@wanadoo.fr

Banque et épargne

Les banques sont, de part leur position de gestionnaire officiel de l’argent, des opérateurs incontournables des « marchés financiers » ; des acteurs économiques essentiels qui, par le choix des prêts qu’elles financent, ou par le fait d’être actionnaire de telle ou telle société, détiennent un énorme pouvoir sur l’entreprise humaine et son orientation sociale, économique, écologique ; des acteurs du système de la Dette du Tiers Monde.
En France, certains établissements bancaires ou d’assurances proposent des produits de placements dits éthiques, pour répondre à la demande d’une certaine clientèle qui a le souci de donner un sens à son épargne. Les formes de placements sont très variées : livret, codevi, FCP, comptes à termes, OPCVM, assurance-vie, capital risque. La rentabilité attendue de tels produits et les risques éventuels sont également très divers. Il y a lieu de s’informer également sur l’existence et le sérieux de labels éthiques dont ils se prévalent, et sur la façon dont la conformité de l’utilisation des fonds aux objectifs annoncés est contrôlée. On peut aussi se demander ce que vaut la démarche consistant à vendre ici un produit se réclamant de l’éthique, de la solidarité, et là des produits qui en sont dénués ?

Il n’existe pas encore en France de banque véritablement alternative, c’est à dire : dont toute l’activité financière soit conditionnée en priorité par des choix éthiques et qui permettrait que l’encours des finances des ménages contribue non pas à la spéculation et à l’économie du profit maximum, mais à une finance socialement responsable. À nous de contribuer à sa création ! Quelques pistes :
- La NEF est une société financière qui soutient des projets concernant l’insertion sociale, le relogement de personnes en difficultés, la création d’emploi, l’écologie, les énergies renouvelables, le commerce équitable, l’agriculture et l’alimentation biologiques, etc.. . La transparence comptable est la règle, et la liste des prêts est publiée. Le label FINANSOL est attribué à la plupart de ses produits. Son capital, apporté par quelques 5000 sociétaires, ne lui permet pas d’obtenir le statut de banque (30 millions de francs sur les 45 nécessaires). Elle peut en revanche gérer des comptes à terme éthiques classés par domaine et d’une durée supérieure ou égale à 2 ans. La souscription minimum de 3 parts sociales (soit 90 Euros) est le droit d’entrée et donne une voix aux assemblées générales (un sociétaire, une voix).
Afin de pouvoir gérer des dépôts à court terme, la NEF s’est associée avec la banque du Crédit Coopératif (BFCC, voir ci-après) pour offrir par son intermédiaire des services bancaires classiques : compte courant NEF (avec chéquier et carte bleue), livret NEF, un PEP NEF (Plan d’épargne populaire)
La Nef - 114 bd du 11 novembre 1918 - 69626 Villeurbanne cedex - T : 0 811 90 11 90
http://www.lanef.com
- Une banque un peu différente : historiquement la Banque du Crédit Coopératif (BFCC) est la banque des coopératives, des SCOP, des comités d’entreprise et des mutuelles, donc naturellement orientée vers l’économie locale et coopérative. Elle a ouvert récemment ses services aux particuliers. Outre le partenariat avec la NEF et la Caisse Solidaire Nord-Pas-De-Calais, qui dénote une orientation différente, elle offre des possibilités de livrets d’épargne éthique. A la différence d’autres banques mutualistes comme le Crédit Mutuel ou la Caisse d’Epargne, elle n’a pas d’implantations dans les paradis fiscaux.
- Plus modestement sur l’échelle de l’éthique : La Poste, absente des paradis fiscaux, et dont les services financiers sont encore publics pour quelques temps. Le livret de la Poste, sans être un placement éthique, participe néanmoins au logement social.
Ce texte est une synthèse du document :
Agir pour une autre Banque - dossier sur les banques et les alternatives - par Attac Sud Luberon
http://www.local.attac.org/84/SL/dossier_banques.htm

À consulter également :

Les placements éthiques
Comment placer utilement son argent : l’épargne alternative et solidaire en 80 fiches
Alternatives Economiques - hors-série pratique n°3 - édition 2001

Banques solidaires, placements et financements alternatifs
Dossier produit par Attac 13
http://www.local.attac.org/13/documents/index.html

Finansol
Collectif des acteurs des finances solidaires en France
http://www.finansol.org

 
Et pour finir, quelques suggestions générales en vrac :

Acheter autrement
- Se méfier des prix trop bas et rechercher les prix justes. Acheter à bas prix, ce n’est pas forcément acheter « malin » et « pas plus cher que cela ne vaut », mais c’est souvent aussi financer de la pollution (en amont : mode de production, ou en aval : déchets), des conditions de travail déplorables, le travail des enfants, la fermeture d’entreprises. etc. Sans parler des dépenses publicitaires des marques et de la distribution (le budget pub de Nestlé est supérieur au budget de fonctionnement de l’OMS - Organisation mondiale de la santé). En grande distribution, les prix ne sont souvent pas inférieurs, hormis ceux des produits d’appel.
- Privilégier les achats de proximité, la vente directe et les circuits courts (petits trajets des producteurs locaux contre transport intensif (avion, bateau et camion) pour les produits de la grande distribution)
- Questionner les commerçants, rechercher les relations de confiance qui ne nécessitent pas toujours un label.
- Privilégier les produits issus de l’agriculture biologique, dont le mode de production proscrit l’utilisation de substances chimiques
- Acheter les produits du commerce équitable pour les produits importés des pays du Sud (thé, café, quinoa, objets de décoration, etc.)
- Pour les produits issus de productions industrielles, rester vigilant sur la composition des aliments, lire attentivement les étiquettes (OGM, etc.)
- Eviter les plats préparés et produits composés, les produits « light » à l’aspartam (dangers pour la santé et production par les transnationales de l’agroalimentaire)
- Privilégier les produits durables plutôt que des produits peu chers, qui devront vite être remplacés
- Eviter les dispositifs promotionnels qui poussent à acheter plus que nécessaire et à prendre des engagements (promotions sur la quantité et le prix, cadeaux, crédit à la consommation, cartes de crédit de marques, cartes de fidélité)
- Eviter les emballages excessifs et suremballages (qui devront être éliminés ou recyclés) si fréquents en grande distribution, les réutiliser quand c’est possible (sacs, boîtes, bouteilles), faire ses courses avec un panier ou des sacs déjà utilisés.
- Choisir les instituts bancaires et les formules de placements alternatifs
- Voyager autrement, sans rechercher nécessairement la destination la plus lointaine et la plus exotique, privilégier la découverte et la rencontre avec les habitants du pays, en respectant la nature, etc.
- Favoriser les structures indépendantes (cinémas, librairies, etc.)
- Acheter les graines pour son jardin chez les petits semenciers, défendant ainsi le droit des petits producteurs à produire et commercialiser leurs semences (droit menacé par les compagnies transnationales, au Nord comme au Sud)

Utiliser autrement
- Renoncer à l’automobile quand c’est possible et privilégier bicyclette, marche à pied, transports en commun,
- Economiser l’énergie, réduire ses déchets, réutiliser et recycler plutôt que jeter
- Conserver plus longtemps les objets et appareils ; (faire) réparer quand c’est possible : ne pas céder à la tentation du dernier design
- Redécouvrir les aliments et le plaisir de cuisiner et de manger sain.
- Eviter l’usage de produits chimiques à la maison et pour le jardinage.
- Limiter l’usage de la télévision en sélectionnant les émissions, éviter les séquences publicitaires, et profiter du temps libéré !
- Rester vigilant par rapport à la publicité et les stratagèmes marketing en général, auxquels n’échappe pas la politique-spectacle.

 
Véronique Gallais / Action Consommation - juillet 2002
 
En savoir plus :
GUIDES ET ANNUAIRES

ACTION CONSOMMATION - 40, rue de Malte 75011 Paris   -  Tél. 01 48 05 86 81  -  http://www.actionconsommation.org
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