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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Reflexions sur l'histoire du PCF

Publié le 27 Décembre 2007 par pierre laporte in Créer une nouvelle force politique à gauche

 Ce texte est la conclusion d'une étude réalisée par M Noureddine el Karati historien, habitant de Tremblay en France, il me l'a remise, elle contribue à la réflexion sur l'avenir du PCF et de la gauche                               
 
Les refondateurs existent depuis 1989, mais à les interroger sur leur fondation dans le cadre d’une histoire orale, ils insistent tous sur la rupture de 1991, date de la rationalisation .du groupe et de la création de la revue « Futurs ». Ils insistent tous sur le groupe « Refondations » crée par Charles Fiterman au mois d’avril 1991. Au moment de la création de « Refondations » : l’URSS avait cessé d’exister, et le PS lui-même sortait très divisé du congrès de Rennes. Une crise politique affectait la gauche toute entière, crise des références, des objectifs et des pratiques politiques. Le communisme politique, avec la disparition de l’Union Soviétique était mort. Refondations était un espace de rencontres, d’échanges et de débats d’idées. C’est dans le cadre de Refondations qu’est née le mouvement des refondateurs communistes .On peut dire que ce groupe de 1991 se détache quelques peu de Charles Fiterman tout en restant sur une idée maitresse commune aux premiers refondateurs et à Charles Fiterman : refonder le communisme. Encore aujourd’hui, Pierre Zarka pense qu’entre 1989 et 1991, les prémisses du mouvement des refondateurs sont dans la bataille politique entre Charles Fiterman et Georges Marchais. La création du groupe « futurs » est un moment clé en 1991 est un moment clé où Charles Fiterman joue un rôle mineur. Pierre Zarka, qui a été le collaborateur de Charles Fiterman entendait souvent cette phrase : «  il faut mettre l’homme au centre », tandis que Guy Hermier croyait dés 1989 en un pôle de radicalité .C’est le groupe autour de Guy Hermier qui crée la revue « futurs ». Mais on ne peut gommer la grande influence de Charles Fiterman sur la naissance du mouvement des refondateurs .Jusqu’en 1994,il se bat pour la tenue d’Assises communistes et la création d’un nouveau parti .Il est vrai que les idées de Charles Fiterman sont imprégnées d’humanisme, tandis que la revue « Futurs » est dans sa genèse marquée par la pensée radicale .
Mais on peut dire que jusqu’en 1994-1995, la revue « Futurs » est une revue culturelle de refondation du communisme. A parti de 1996, on y développe des concepts plus politique comme le pôle de radicalité ou la question des découchés politiques du mouvement social . Entre 1991et 2000, les refondateurs parlent très peu d’eux dans la revue « futurs ». C’est que pendant toute cette période, les refondateurs sont avant tout des intellectuels, et même les élus refondateurs se forment au néo-communisme du 21e siècle.
Martigues en l’an 2000 est une césure, pour ne pas dire une blessure où le groupe éclate. C’est paradoxalement le groupe des intellectuels qui acceptent la mutation et le nouveau Parti Communiste prôné par Robert Hue, tandis que les élus pensent que le gain est culturel et non politique.
A partir de 2000, le groupe des refondateurs n’existe plus, la revue « futurs » cesse de paraître. Entre 2000 et 2005, le groupe des anciens refondateurs existent comme une nébuleuse. Ils interviennent ponctuellement dans le débat d’idées, insistant sur la nécessité de luter contre les idées libérales et ouvrir un espace politique à gauche de la gauche.
La naissance de Communisme en mouvement et de communistes unitaires, respectivement en 2005 et 2007, ouvre un nouvel espace aux communistes refondateurs. Un espace plus politique, marqué par le conflit avec la direction. Car dans le site communisme en mouvement, on parle davantage politique que dans l’ancienne revue « futurs » . Sans aucun doute 2007 et l’élection de Nicolas Sarkozy marque une rupture fondamentale dans l’histoire des refondateurs. Désormais le politique a pris le pas sur l’intellectuel. Mais fondamentalement, le groupe des refondateurs est avant tout une culture de redéfinition du communisme. Il manque une théorie de l’organisation du communisme politique. Les travaux remarquables de Roger Martelli butent sur cette question. Au crédit des refondateurs on soulignera qu’ils ont apporté un espoir politique et culturel face au désarroi militant un imaginaire de changement dans un vieux Parti, une véritable « régénération » du PCF par le langage.
Alors qu’est ce que le communisme ?
Pour notre part nous croyons en un humanisme communiste ou humanisme radical face à inhumanité de la société capitaliste. Nous le voyons dans le jeune Marx des manuscrits de 1844, inspiré par Kant et Fichte ou Feuerbach ,qui fait de la théorie de l’aliénation le pivot central du communisme. Le Karl Marx du Capital est inversé, sa théorie de la pratique nous a conduit vers le parti guide. C’est le libre développement de chacun qui est la condition du libre développement de tous, et non l’inverse comme le croit Marx. Althusser distingue dans l’œuvre de Marx une période de jeunesse, humaniste et idéaliste dans laquelle les hommes sont conçus comme sujets libres et autonomes .Vieux débat dirons certains ,mais qui est d’une ardente actualité.
 Merleau Ponty et même Sartre rappellent   sans cesse que l’humain est « subjectivité »engagée dans l’histoire. Dés lors changer la société n’équivaut pas à administrer des « masses », mais à construire des pratiques de subjectivées solidaires où le sens et la valeur se récréent sans cesse. La crise du PCF est au fond que ce parti ne croit pas ou ne croit plus en l’homme ,or l’humanisme communiste est cette philosophie qui fait de l’homme un agent en possession de capacités intellectuels potentiellement illimitées .
En histoire, le PCF doit concevoir une histoire immédiate et encourager l’histoire à court terme, voire la socio-histoire. Car le communisme est l’analyse concrète des choses immédiates. L’histoire ne peut être celle des congrès, mais une analyse rapide de la chose politique. En histoire, les chercheurs communistes doivent aborder l’histoire immédiate, la période contemporaine la plus proche. Bref un communisme à, usage immédiat.
Cette étude tente de rompre avec l’historiographie communiste classique. Le temps court, l’histoire événementielle, l’histoire politique sont des éléments du renouveau communiste. Nous croyons que c’est l’histoire du temps présent qui est le véritable enjeu de classe.
           
           
 
 
 
 
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noureddine elkarati 01/01/2008 01:28

voici mon blog ,journal alternatif pcf et refondateur spécialisé sur la politique à tremblay et en france ,on suivra l'ecriture mois par mois d'un livre sur le pcf de termblay ,comme exemple d'une étude de geographie politique. elkarati-60.monjournalweb.com

noureddine elkarati 30/12/2007 19:44

bonsoir citoyen
tout d'abord remercions pierre laporte de nous permettre de débatre ,c'est cela une vraie ville ,d'un pays developpé .souhaitons à pierre et françois une brillante réelection .je ne cherche pas à fuir le quartier ,mais à contribuer à recréer du lien social ,moi je parle de lien humain ,même si je parais un peu désabusé ,tremblay ,ma ville de résidence depuis 1971 a été trés acceuillante à mon égard ,ce n'est pas le cas de paris et du systéme universitaire qui m'a oublié ,pratiquement chassé de paris ,je me suis réfugié à Tremblay en france ,en 1990 je devais être maitre de conférence en géographie à l'hess ou à ulm ,jétais payé pour faire une these ,mais la maladie m'empeché de soutenir cette these ,alors que je suis considéré par l'ens-ulm ,le plus prometteur des intellectues beurs ,la maladie et une analyse en bonne et du forme ont durée plus de 12 ans .c'est cela mon histoire .entre 1978 et 1990 j'ai beacoup milité au PCF ,je suis même le premier beur en 1982 secrétaire de cellule et menbre du comité de section .entre 1990 et 2007 ,je suis resté à tremblay,maladie et analyse oblige .j'ai pu observer la vie sociale et poltique dans la commune ,il ya la gout pour un certain passé ,les années 70 et 80 où le pc était fort et intégrait les jeunes immmigrés ,je constate que ce travail n'est plus de mise ,d'où mon amertume ,ma conception de la ville est le modéle ,le miracle grec ,je suis anti -latin de culture ,pour moi le fléau du département est le puritaaniseme(exemple islam ,communisme stalinien à .la communauté de destin chere à renan est en panne ,il n' y pas dans la ville une culture de copains où même des liens amicaux ,ce n'est pas un probléme d'argent ou de boulot ,pour moi c'est la culture latine marquée par une logique trés ,trop ,touné vers les institutions ,la moindre novation "grecque" est niée par les "latins " . j'aime le 93 ,le grand ensemble ,mais la politique ne se résume pas aux bons sentiments ,peut être que je suis un homme du passé ,un réac communiste . bonne soirée citoyen

citoyen 30/12/2007 14:50

un projet qui doit prendre compte le vivre en semble dans notre ville mais pas fuir certains quartiers... en réponse a nordine .

noureddine elkarati 28/12/2007 21:02

je peux vous communiquer l'étude compléte sur l'histoire des refondateurs ,intitulé : "la vie n'est pas la parti" ,il suffit de me contacter au 01 48 60 61 05