Lundi 5 novembre 2007
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Par pierre laporte
AIDER LES COMMUNES A LA MAITRISE DE L’EAU
Avec le réchauffement climatique, la maîtrise de l’eau est un des grands enjeux écologiques du 21ème siècle. Plus d’un milliard d’humains n’ont pas un accès satisfaisant à l’eau
potable et plus d’un tiers de la planète (soit 2,4 milliards de personnes) n’est pas raccordé à un réseau d’assainissement de l’eau
Mais la gestion de l’eau est aussi cruciale pour nos villes, car même à un degré moindre les risques sont les mêmes. Dans une nouvelle enquête, l’Union Fédérale des Consommateurs (UFC) dénonce à
nouveau la dérive du prix de l’eau. L’étude met en cause les pratiques tarifaires de certaines municipalités, mais surtout les bénéfices faramineux réalisés par les deux entreprises qui se
partagent l’essentiel du marché, Véolia et Suez. Par rapport au coût réel du traitement, les marges nettes peuvent aller jusqu’à 50%, sans aucune raison valable et l’eau peut être payée 2 fois
plus cher qu’elle ne coûte !
Coûts opaques, pratiques douteuses, informations très partielles. L’eau étant un bien commun, les citoyens ont le droit d’être partie prenante des choix effectués. Or le moment crucial reste le
renouvellement des contrats qui engagent les collectivités pour 10 ans. Pour nombre de communes de la Seine-saint-Denis, les contrats arrivent à expiration et un grand débat public doit
s’instaurer. Il en va de la démocratie locale !
La clé d’une meilleure gouvernance de l’eau reste dans la main des élus locaux et de la population. Lors des renégociations, doit être envisagé sérieusement l’opportunité d’un retour à une
gestion publique de l’eau.. Les cas de nombreuses villes restées ou revenues à une gestion en régie municipale – Grenoble, Annecy, Chambéry ou Clermont-Ferrand – montrent que la régie est plus
intéressante pour les usagers et avec la même qualité.
Mais des freins ont souvent joué pour expliquer le choix des collectivités locales. Elles ont longtemps manqué d'experts pour négocier à armes égales avec les multinationales de l'eau et sont
enfermées dans des contrats très longs.
C’est pourquoi lors de la séance du Conseil Général du 2 octobre 2007 lors du débat portant sur une stratégie départementale sur le climat et une administration éco-responsable, Pierre
Laporte pour le groupe communiste et citoyen pour une alternative à gauche proposait : « Le département pourrait prendre une mesure : aider financièrement les communes à
effectuer le bilan de leur réseau d’eau afin d’être en capacité de reprendre la maîtrise de la gestion de l’eau sur leur commune ou leur intercommunalité. Cela me paraît une mesure importante par
rapport au coût de l’eau, à la non maîtrise par les citoyens et la collectivité de la gestion de l’eau et de sa qualité… »
Nous réaffirmons aujourd’hui que c’est un vrai besoin et porterons cette proposition dans les mois à venir. Il est question d’un droit à une eau de qualité, à un prix justifié et
raisonnable, et nous ne pouvons laisser les habitants payer pour les bénéfices de certains.
Publié dans : conseil général
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