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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Débat d'orientations budgétaires du Conseil départemental 2017, mon intervention en séance.

Publié le 14 Novembre 2016 par Pierre Laporte

Monsieur le président, chers collègues,

J'ai écouté M. Chabani, qui a évoqué la souffrance des personnels.

70 M€ en moins sur les dépenses de fonctionnement, cela a, en effet, des conséquences.

Monsieur Chevreau, lui, nous a parlé du taux d'absentéisme.

Vous vous répondez entre vous, il y a sans doute une raison …

Ce qui m'inquiète le plus, ce sont les propositions de vos candidats. 200 000, 400 000 fonctionnaires en moins. Cela signifie que des services ne seront plus assurés, sinon je ne vois pas comment cela se fera.

Quand on dit, il y a dans les services sociaux les mêmes effectifs qu'il y a 10 ans, c’est une réalité. Il y en aura encore moins donc ? Sans doute alors, si vous réglez la question du RSA, du chômage et tout le reste ... ?

Je vous rappelle que dans cette enceinte, le discours de ceux qui vous ont précédés à droite était : « il faut aider les entreprises parce que les profits d'aujourd'hui, c'est l'emploi de demain ».

Aujourd'hui, on n'a jamais eu autant de chômage et jamais autant de cadeaux aux entreprises. D'ailleurs, j'ai une proposition à vous faire. Le préfet l'a dit, 21 000 entreprises en Seine-Saint-Denis ont touché 215 M€ en 2015, et cependant, on compte 5 % d'inscrits à Pôle Emploi en plus. Une proposition concrète : il faut arrêter tout de suite le CICE, car je vous rappelle qu’il est financé par la baisse des dotations aux collectivités.

Ce serait une bonne proposition pour arrêter ce gâchis. C'est de l'argent inutile. Cet argent va surtout alimenter les bénéfices des plus grosses entreprises.

Monsieur Grandin, vous soulignez la faiblesse du budget, parce que la région va sans doute supprimer des aides sur plusieurs de nos projets, mais vous ne nous dites jamais quelle est votre position sur ces suppressions d’aides  financières. Vous êtes pour ?

Sur mon secteur, j'ai été reçu par une commission à la Région sur le projet régional de prévention de santé des jeunes, puisque la Région veut nous retirer 120 K€ et ai reçu la vice-présidente, Madame Adlani. Tous les échanges très cordiaux que j'ai eus avec ces responsables ont montré que ce que nous faisons est efficace. Pourtant, nous risquons de perdre 120 K€. La Région divise donc par 4 ses subventions dans le domaine de la prévention des conduites à risques, les drogues, la radicalisation, etc.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cette politique incohérente et au final coûteuse socialement.

Vous vous êtes gaussé sur l'équilibre budgétaire que l’on aurait du mal à tenir. Mais vous ne nous avez pas donné votre position !

Vous évoquez la dette. Mais vous l'avez créée, vous, la droite ! La dette est composée de quoi ? Des Allocations Individuelles de Solidarité, notamment du RSA.

Qui a constitué ce mécanisme qui fait que nous sommes obligés de payer notre propre précarité, qu'il n'y a plus de solidarité nationale ? C'est bien vous ou du moins ceux dont vous êtes les héritiers !

Vous êtes complètement responsables de la dette du département. Si on décortique, la dette est à 90 % axée sur les reports de charge que l'Etat a fait sur le Département. C'est facile, l'Etat reporte les charges, nous sommes étranglés financièrement, la DGF diminue. On s'endette, on monte l'imposition ou on réduit le fonctionnement pour avoir un peu d'investissement. C'est comme ça ici, et c’est comme ça dans les villes. C'est la règle de Bruxelles, la règle d'or qu'on applique et que vous avez votée.

De quoi vous plaignez-vous dans vos collectivités ? Vous vous plaignez de quelque chose que vous avez approuvé avec force.

Je pense donc que dans ce rapport d’orientation budgétaire, il manque quelque chose : je vois que la Ville de Paris demande que l’Etat lui restitue ce qu’il lui doit… Nous, nous avons eu des combats avec les budgets de révolte, etc. Mais aujourd’hui, on n’en parle plus, nous n’avons pas d'expression publique en ce sens et cela manque.

Mesdames et messieurs les maires, j'espère que j'aurai une réponse sur vos positionnements, cela intéresse les Sequano-dionysiens.

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