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Le blog de Pierre Laporte

Blog politique d'informations et d'échanges d'un élu conseiller départemental et maire-adjoint de Tremblay en France en Seine St Denis. Blog basé sur la démocratie participative. Chantier ouvert sur l'avenir de la Gauche.

Voeu du groupe Front de Gauche contre le déclassement d'établissements en REP et pour des moyens à la hauteur des besoins de l'éducation en Seine-Saint-Denis

Publié le 17 Décembre 2014 par Pierre Laporte

Voeu du groupe Front de Gauche contre le déclassement d'établissements en REP et pour des moyens à la hauteur des besoins de l'éducation en Seine-Saint-Denis

Parce ce que la situation de l'éducation en Seine-Saint-Denis est loi d'être à la hauteur des besoins de la population, parce que les annonces de la ministre Nadjat Vallaud-Blekacem sont à rebours des attentes des professionnels, des parents d'élèves et des élus locaux, notre groupe soumettra demain au vote de la majorité départementale le voeu suivant :

En déplacement à Bondy en novembre dernier, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale, a dévoilé neuf mesures pour les écoles du département, dont la création de 500 postes supplémentaires, ainsi qu’une « vraie politique de ressources humaines » et un concours spécifique pour permettre à davantage de candidats de rejoindre la Seine-Saint-Denis.

Nous saluons ces mesures qui vont dans le sens de nos revendications. Cependant, force est de constater, au regard de la gravité de la situation dans laquelle se trouve l’éducation dans notre département, qu’elles restent très insuffisantes. C’est un plan beaucoup plus ambitieux qui s’impose, avec un recrutement massif de personnels formés et de dispositifs adaptés aux élèves, quelque soit leur environnement social. L’annonce de 500 postes d’enseignants sur 3 ans ne peut faire oublier que ce sont 975 postes au moins dont nos enfants ont besoin immédiatement.

Dans ce contexte, la nouvelle carte de répartition des réseaux d’éducation prioritaire a inévitablement suscité ces derniers jours de nombreuses mobilisations de parents d’élèves et d’enseignants.

En effet, alors que le nombre de nouveaux établissements classés en REP s’avère déjà en deçà des besoins, le gouvernement a décidé d’en exclure 5 du dispositif :

  • G. Philippe à Aulnay

  • P. Eluard à Montreuil

  • H. de Balzac à Neuilly sur Marne

  • G. Courbet à Romainville

  • R. Descartes à Tremblay.

Ce « déclassement » constitue une réelle menace pour la scolarité des collégiens puisqu’elle impliquera des classes surchargées, la fin des demi-groupes et des dispositifs spécifiques de soutien.

Quand notre département souffre déjà d’une pénurie d’enseignants et d’un contexte social qui se dégrade, la Ministre aurait du au contraire maintenir les réseaux d’éducation prioritaire existants et attribuer les moyens suffisants pour tous les classements nécessaires.

Par ailleurs, les moyens annoncés pour la Seine-Saint-Denis ne pourront pas couvrir les besoins de cette nouvelle carte de l’éducation prioritaire avec le respect des seuils d’ouverture de classe, les dispositifs spécifiques et les postes nécessaires pour la brigade « REP + ».

Nous, éluEs du Conseil général, sommes solidaires des enseignants et des parents d’élèves impliqués dans cette lutte pour préserver leurs écoles et réclamer leur maintien en REP.

C’est pourquoi :

  • Nous rappelons que les réseaux d’éducation prioritaire ne sauraient être une fin en soi mais sont des mesures transitoires permettant de corriger les inégalités sur le territoire tant que nous n’aurons pas obtenu les moyens permettant la réussite scolaire de tous ;

  • Nous demandons que les établissements sortis de l’Education prioritaire y soient réintégrés ;

  • Nous demandons que les seuils (nombre d’élèves par classe) en éducation prioritaire et hors éducation prioritaire soient respectés ;

  • Nous demandons que les critères pour classer un établissement en éducation prioritaire soient définis en concertation avec les enseignants, principaux de collèges, élus locaux et qu’ils soient mis en lien avec la réalité des écoles qu’ils connaissent bien (par exemple, des centaines d’enfants de familles en hôtel social ou hébergés ne sont pas pris en compte par les indicateurs officiels mais sont pourtant connus de l’équipe pédagogique) ;

  • Nous demandons que tous les collèges qui demandent un classement en éducation prioritaire soient entendus.












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