du local au global

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 11:58
- Par pierre laporte
Forum Social Européen : Appel des mouvements sociaux FSE Malmö

 

 

2009 : Pour changer l’Europe !

Nous assistons, au niveau européen, à une offensive anti-sociale et libérale sur tous les terrains : crise économiqueet financière, augmentation des prix, crise alimentaire, privatisation et démantèlement des services publics, contre-réforme du travail, décisions de la Cour de justice Européenne, démantèlement de la politique agricole commune,renforcement de l’Europe forteresse contre les migrants, affaiblissement des droits civils et démocratiques et accroissement de la répression ; accords de coopération économique, intervention militaire dans des conflits externes.), bases militaires…tout ceci dans un monde où les inégalités, la pauvreté et la guerre permanente globale augmentent chaque jour.

Dans ce contexte de crise globale, nous voulons réaffirmer que des solutions alternatives existent en faveur de la justice, de la paix,de la démocratie et de l’environnement.

Nous, mouvements sociaux européens réunis à Malmö, nous nous sommes engagés sur un agenda commun pour mener le combat pour une « autre Europe », une Europe fondée sur les droits des peuples.

1/ sur la question sociale :

Nous lançons immédiatement une campagne européenne contre les politiques sociales et de l’emploi de l’Union européenne, tout d’abord pour nous opposer particulièrement à la directive de l’Union européenne sur le temps de travail et sur les décisions de l’UE sur la main d’œuvre immigrée.

Cette campagne comportera plusieurs étapes (par exp. le 6 décembre à Paris) et inclut l’objectif d’une mobilisation conjointe de masse à un niveau européen dès que possible.

Comme deuxième étape, nous construisons un contre-sommet/conférence large, rassembleur et stratégique de tous les mouvements sociaux européens, à Bruxelles, en mars.

2/ contre l’OTAN et la guerre :

Nous appelons à une grande manifestation le 4 avril à Strasbourg/Kiel, centre de la célébration du 60ème anniversaire de l’OTAN pour dire « STOP à l’OTAN » et pour dissoudre ce terrible instrument de guerre.

Ce même jour, nous appelons à des manifestations dans tous les pays d’Europe.

Nous proposons que le Forum social mondial de Belem déclare le 4 avril comme journée internationale de mobilisation contre l’OTAN.

3/ contre la crise climatique :

Nous appelons à une journée mondiale d faction sur le climat le 6 décembre, pendant le sommet de Poznan, à Poznan même et dans le monde entier. Nous appelons à une mobilisation massive l’année prochaine lors du sommet mondial sur le changement climatique à Copenhague, en décembre 2009.

4/ contre le G8 :

En juillet 2009, le mouvement social de Sardaigne et d’Italie vont inviter tous les mouvements à venir en Sardaigne, où se tiendra le sommet du G8 sur l’Ile de La Maddalena pour protester contre le G8 et ses politiques et pour y présenter nos projets alternatifs pour la justice, la paix, la démocratie et l’environnement au plan mondial.

Il y a aussi de nombreuses initiatives émergeant des différents réseaux, assemblées et collectifs.

 
 
Publié le mercredi 24 septembre 2008

 
 
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 08:27
- Par pierre laporte
Par Hugues JEANNEAUD AFP - Mercredi 27 août, 23h17

BORDEAUX (AFP) - Une peine de huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques ont été requis mercredi à Bordeaux à l'encontre de José Bové, poursuivi avec 11 autres militants devant le tribunal correctionnel pour une action anti-OGM menée en 2006 en Gironde.

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Le représentant du ministère public Jérôme Bourrier a également requis 10 mois de prison avec sursis contre Marc Giblet, l'exploitant agricole chez qui avait été menée en novembre 2006 cette action, à Lugos (Gironde), et qui avait tiré à cette occasion un coup de feu en présence des militants écologistes.

Six mois avec sursis ont aussi été requis contre deux militants anti-OGM et quatre mois avec sursis pour les neuf autres opposants aux organismes génétiquement modifiés.

"Il est temps pour José Bové de mettre fin à des agissements compulsifs qui résultent d'un Oedipe mal négocié", a notamment déclaré M. Bourrier, en allusion au père de M. Bové, ancien chercheur en agronomie, en requérant, outre la peine de prison ferme, la privation des droits "civils, civiques et familiaux".

M. Bourrier a estimé qu'on pouvait "envisager la thèse de la légitime défense" pour expliquer le tir de Marc Giblet, propos qui ont provoqué la colère de José Bové qui, avec un autre faucheur, a quitté la salle d'audience.

Il a demandé aux juges d'écarter la "farce de la traçabilité". "Leur objectif était de rendre ce maïs impropre à la consommation, c'est la définition d'un acte de dégradation", a-t-il ajouté.

"Moi je suis un producteur de nourriture et il y a en face des casseurs", avait indiqué plus tôt au tribunal M. Giblet qui était à la fois prévenu et partie civile, comme les faucheurs volontaires qui comparaissaient à ses côtés.

Le 4 novembre 2006 José Bové, à la tête de 150 "faucheurs volontaires", avait mené une opération de "traçabilité des OGM" dans l'exploitation de Marc Giblet, un agriculteur belge installé dans le sud de la Gironde.

Lors de cette opération, les militants anti-OGM avaient rendu impropre à la consommation une partie des 2.000 tonnes de maïs OGM contenues dans un silo.

Appelé par l'un de ses employés, Marc Giblet était arrivé au volant d'un 4X4 avant de faire feu dans la direction d'une passerelle du silo sur laquelle se trouvaient plusieurs militants qui venaient de déployer une banderole.

Désarmé par les manifestants, l'agriculteur mécontent était remonté dans son véhicule et avait éperonné plusieurs voitures appartenant à des faucheurs.

Le leader altermondialiste, poursuivi pour "dégradations en réunion" et qui est en récidive légale, encourt dix ans de prison, tout comme l'agriculteur poursuivi pour "violences avec armes".

"Nous n'avons pas d'autre choix", a déclaré José Bové estimant être face à des "culture illégales" et "clandestines".

Comme les onze autres faucheurs, le leader altermondialiste a exprimé sa volonté de mener des actions "non violentes".

A plusieurs reprises les militants anti-OGM ont dénoncé Marc Giblet comme un représentant de "l'agribusiness".

Le représentant du ministère public "ne s'est pas comporté comme un juge mais comme un politique", son réquisitoire est "scandaleux et politique, c'est de l'acharnement", a indiqué à l'AFP le député-maire Verts de Bègles (Gironde), cité comme témoin à ce procès

Les plaidoiries de la défense inte
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /Juil /2008 16:55
- Par pierre laporte
Document de position Via Campesina (production d'agro-carburants)

 

 

Les petits paysans nourrissent le monde

Présenté aux médias le 24 juin dernier à Djakarta lors de la Conférence Internationale sur les Droits paysans. « Droit à cultiver, droit à nourrir, droit à manger »

L'actuelle vague massive d'investissements dans la production d'énergie issue de la culture et de la transformation industrielles de matières premières végétales comme le maïs, le soja, l'huile de palme, la canne à sucre, l'huile de colza, etc. ne résoudra ni la crise climatique, ni la crise énergétique. Elle aura des conséquences sociales et environnementales désastreuses, en créant une nouvelle menace très sérieuse pour la production alimentaire des petits paysans et la réalisation de la souveraineté alimentaire de la population mondiale. Au cours des vingt dernières années, les politiques néolibérales adoptées mondialement ont échoué et n'ont su répondre aux besoins fondamentaux des peuples. Les promesses de la FAO en 1996, lors du Sommet Mondial de l'Alimentation, repris par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, de réduire la pauvreté n'ont pas été tenues. De plus en plus de personnes souffrent de la faim.

On affirme que les agro-carburants aideront à lutter contre le changement climatique. En réalité, c'est l'inverse qui est vrai. L'expansion de nouvelles plantations de monocultures augmente les gaz à effet de serre par la déforestation, le drainage des zones humides et le démantèlement des terres communales. Si nous prenons en considération l'ensemble du cycle de production, de transformation et de distribution des agro-carburants, ils ne produisent pas moins de gaz à effet de serre que les carburants fossiles, à quelques exceptions près. De plus, les agro-carburants ne pourront jamais remplacer les carburants fossiles. Selon les dernières estimations, ils vont seulement couvrir l'augmentation de la consommation à partir de maintenant jusqu'à 2020. Il n'y a tout simplement pas assez de terres dans le monde pour produire le carburant nécessaire à une société industrielle dont les besoins pour le transport des personnes et des biens ne cessent d'augmenter. La promesse des agro-carburants crée l'illusion que nous pouvons continuer à consommer toujours plus d'énergie. La seule réponse aux changements climatiques est de réduire les dépenses énergétiques partout dans le monde et de réorienter le commerce international vers les marchés locaux.

Pourtant, les impacts sociaux et environnementaux du développement des agro-carburants vont être dévastateurs. La monoculture et l'agriculture industrielle, pour produire des agro-carburants ou n'importe quelle autre production, détruisent la terre, la forêt, l'eau et la biodiversité. Elles expulsent des familles de leurs terres. On estime que cinq millions de paysans ont été expulsés de leurs terres à la faveur des monocultures en Indonésie ; cinq millions au Brésil, quatre millions en Colombie... L'agriculture industrielle génère beaucoup moins d'emplois que l'agriculture paysanne familiale durable ; c'est une agriculture sans paysans.

L'expansion actuelle de la production d'agro-carburants contribue à la concentration massive du capital par les propriétaires, les grandes entreprises et les multinationales, provoquant une véritable contre-réforme agraire dans le monde entier. De plus, elle contribue à accroître la spéculation sur le prix des produits alimentaires et de la terre.

La production d'agro-carburants a déjà commencé à remplacer la production alimentaire. L'extension en cours poussera encore plus de petits paysans et de peuples indigènes à quitter leurs terres. Au lieu de consacrer l'eau et la terre à la production de nourriture, ces ressources sont utilisées pour produire de l'énergie sous forme de diesel ou d'éthanol. Aujourd'hui, les paysans et les petits producteurs, les peuples indigènes, hommes et femmes réunis, produisent une grande partie de la nourriture consommée mondialement. Si on ne les arrête pas maintenant, les agro-carburants vont occuper nos terres et la nourriture deviendra encore plus rare et plus chère.

Qui mangerait des agro-carburants ?

Une nouvelle alliance composée de gouvernements et d'entreprises des secteurs automobile, chimique, pétrolier et agro-industriel soutient les agro-carburants dans le seul but de gagner de l'argent. La crainte du changement climatique et de la crise énergétique est utilisée pour développer la production d'agro-carburants de façon à maintenir et renforcer le modèle agro-industriel. Ceci tout en sachant que ce modèle est en soi une des causes majeure du changement climatique et un grand consommateur d'énergie.

Le contrôle de la technologie et des marchés par les multinationales renforce leur domination sur le secteur agricole. Les familles paysannes, dont la production vivrière était basée sur les semences traditionnelles, sont expulsées de leurs terres. Leur coexistence avec la biodiversité et leur mode de production de l'énergie à la force des hommes et des animaux sont bouleversées. Leur mode de vie utilisait bien moins d'énergie par unité d'aliment produit, et notamment, moins de carburants fossiles.

Les entreprises de l'agro-business sont conscientes que les agro-carburants produits à grande échelle ne sont pas viables économiquement. La course aux agro-carburants a été rendue possible par les énormes subventions directes et indirectes accordées par les gouvernements favorables et la spéculation sur les marchés financiers ; cette dernière étant également à l'origine de la hausse des prix alimentaires.

Les chiffres évoqués sont alarmants. Des millions d'hectares et des milliards de dollars sont en jeu : Le gouvernement indien prévoit de planter 14 millions d'hectares de « jatropha », la Banque Interaméricaine pour le Développement affirme que le Brésil dispose de 120 millions d'hectares prêts pour la production d'agro-carburants et un lobby d'affaires suggère qu'il y a encore 397 millions d'hectares disponibles dans 15 pays africains. Tout cela signifie un niveau d'expropriation sans précédent.

Alors que les multinationales et les fonds d'investissement augmentent leurs profits, une grande partie de la population mondiale n'a pas assez d'argent pour s'acheter de la nourriture. On estime que les agro-carburants sont responsables, à hauteur de 30%, de la crise actuelle des prix des produits agricoles.

Quand les multinationales ne sont pas en mesure de trouver des terres agricoles pour la production d'agro-carburants, la déforestation avance dans des régions où les forêts sont nécessaires à la préservation de la vie sur terre.

Des milliers d'agriculteurs n'ont d'autre choix que d'accepter de cultiver des agro-carburants parce qu'il leur faut trouver un revenu pour subvenir à leurs besoins jusqu'à la prochaine saison.

Les politiques agricoles nationales et internationales imposées par les institutions financières internationales et les multinationales ont aggravé la dépendance des pays en développement, conduisant à la crise alimentaire, à la pauvreté extrême et à la faim partout dans le monde. C'est pourquoi les petits agriculteurs ne sont pas coupables d'avoir fait le mauvais choix ; ils sont les victimes du système actuel qui leur est imposé.

Les petits paysans et les travailleurs agricoles, qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, avec des conséquences néfastes sur leur santé et pour un très maigre salaire, n'ont pas leur mot à dire sur la manière dont leur production est utilisée. Beaucoup d'entre eux travaillent pour des entreprises de l'agrobusiness qui transforment, raffinent et vendent le produit. Ainsi, ce sont les entreprises qui décident d'orienter les produits vers les carburants plutôt que vers les marchés alimentaires. Les prix élevés des produits alimentaires payés par les consommateurs ne se reflètent pas dans les revenus des petits producteurs.

En réponse à la crise de l'énergie : production à petite échelle et consommation locale

L'agriculture durable à petite échelle est essentielle pour nourrir le monde. L'agriculture familiale durable et la souveraineté alimentaire consomment jusqu'à 80 fois moins d'énergie que l'agriculture industrielle.

La souveraineté alimentaire implique tout d'abord l'utilisation de ressources locales pour la production alimentaire. Il s'agit également de minimiser les importations de matières premières et le transport. Ainsi, la nourriture produite est consommée localement de sorte que le produit fini ne voyage pas loin. Il n'est pas logique de consommer en Europe des asperges qui arrivent de l'Altiplano ou des haricots verts frais en provenance du Kenya.

Tout au long de l'histoire de l'agriculture, les villageois ont tiré l'énergie de leurs terres agricoles pour leurs besoins quotidiens. Les familles paysannes utilisent les noix de coco et l'huile de tournesol, le biogaz, le feu de bois, le vent et l'eau pour produire l'électricité à usage local. De telles méthodes sont durables et intégrées au cycle de production alimentaire sur les terres agricoles.

Il est impératif de définir et d'adopter une attitude responsable pour la consommation alimentaire et d'adapter notre manière de manger, sachant que le modèle industriel de production et de consommation est destructeur alors que le modèle de production basée sur les paysans utilisent des pratiques énergétiques responsables.

C'est pourquoi Via Campesina continue sa lutte contre le pouvoir des grandes multinationales et les systèmes politiques qui les soutiennent.

La crise de l'énergie ne doit pas être vue comme un problème isolé mais comme une partie d'une crise globale du modèle actuel de développement où le profit a priorité sur les femmes et les hommes.

Nous soutenons au contraire une agriculture à petite échelle, diversifiée, centrée sur les femmes et les hommes, avec des marchés locaux et des conditions de vie saines utilisant moins d'énergie, moins dépendante de l'extérieur. L'agriculture familiale durable remplit la mission fondamentale de l'agriculture : nourrir les personnes.

Via Campesina dénonce :

Le modèle néolibéral, les institutions financières internationales et le capital transnational, responsables directs de la crise alimentaire et du changement climatique.

La présentation irresponsable des agro-carburants comme réponse à la crise climatique et énergétique.

Le scandale de la production d'agro-carburants dans un monde ravagé par la faim.

L'attitude passive de nombreuses institutions confrontées à l'avènement des agro-carburants, qui implique que les populations rurales et urbaines ne peuvent ni produire, ni consommer des produits alimentaires.

Que ces mêmes institutions placent en fait l'intérêt des multinationales au-dessus des besoins alimentaires et nutritionnels de toutes les personnes qu'elles sont censées représenter et défendre.

L'insulte de continuer à promouvoir les agro-carburants en dépit du bilan négatif de leur production, de leur transformation et de leur transport.

Via Campesina demande :

La fin de la production d'agro-carburants basée sur la monoculture et contrôlée par les entreprises. Comme premier pas

, un moratoire de cinq ans doit être déclaré sur la production, le commerce et la consommation d'agro-carburants industriels.

Une évaluation approfondie du coût social et environnemental du boom des agro-carburants et des profits réalisés par les multinationales dans la transformation et le commerce des matières premières.

La promotion et le développement de la production à petite échelle et de modèles de consommation locale, comme le rejet du consumérisme.

Un soutien explicite des gouvernements et des institutions au modèle durable de production et de distribution alimentaire basé sur les paysans ; modèle qui utilise un minimum d'énergie, qui a la capacité de créer des emplois, qui respecte la diversité biologique et culturelle et qui a des effets positifs sur le réchauffement climatique (des sols fertiles constituent le meilleur moyen de capter le CO2).

La réorientation des politiques agricoles en direction de communautés rurales et de systèmes économiques durables, fondées sur la souveraineté alimentaire et une véritable réforme agraire.

La promotion et le développement de modèles de consommation responsables.

Eteignons le feu des agro-carburants et portons la flamme de la souveraineté alimentaire !

Pour de plus amples informations : www.viacampesina.org Cecep Risnandar (Bahasa Indonesia) : +62 8129452478 ( cecep@spi.or.idCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ) Isabelle Delforge (Anglais, Espagnol, Français) +62 81513224565 ( idelforge@viacampesina.orgCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )

    Publié le mardi 8 juillet 2008
Mis à jour le mercredi 9 juillet 2008 Article au format PDF Réagir à cet article
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